Brésil : Une filiale de Carrefour soupçonnée de corruption

JUSTICE Si la société est déclarée coupable, elle sera condamnée à verser entre 0,1 % et 20 % de son chiffre d’affaires brut de l’année précédant l'enquête

20 Minutes avec agence

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Le logo de l'enseigne Carrefour.
Le logo de l'enseigne Carrefour. — Pascal GUYOT / AFP

Au Brésil, le groupe Carrefour est dans la tourmente depuis qu’une de ses filiales est visée par une enquête de la mairie de Sao Paulo dans une affaire de corruption. Selon les premiers éléments connus, l’enquête est liée à un dossier pénal concernant des versements représentant environ 255.000 euros. Ils ont été effectués à des inspecteurs de la municipalité afin d’exploiter sans autorisation le siège de la filiale Atacadao ainsi qu’un magasin, rapporte l’agence  Reuters.

Des représentants inculpés en mars

« Depuis au moins 2007, lorsque Carrefour a racheté Atacadao, le siège administratif à Vila Maria et le magasin adjacent ne disposaient pas d’une licence d’exploitation », a confié à l’agence de presse le procureur Robert Bodini. Ce dernier a précisé que la licence avait finalement été acquise par la filiale de Carrefour en 2015. Au mois de mars dernier, quatre représentants d’Atacadao avaient déjà été inculpés pour des faits de corruption, au Brésil.

Si la justice venait à reconnaître la culpabilité de l’entreprise, cette dernière pourrait se voir infliger une amende comprise en 0,1 % et 20 % de son chiffre d’affaires brut de l’année précédant l’enquête. En 2019, le chiffre d’affaires brut d’Atacadao a été évalué à près de 7 milliards d’euros et environ 11,5 milliards pour l’ensemble du groupe Carrefour Brasil. Le groupe n’a pas commenté cette affaire pour le moment.