Coronavirus en Inde : Le confinement prolongé jusqu’à la fin du mois de mai

PANDEMIE Ce confinement qui concerne 1,3 milliard de personnes est en place depuis la fin du mois de mars

20 Minutes avec agences

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Des agents pulvérisent du désinfectant sur un marché de pièces de rechange automobile à New Delhi, le 18 mai 2020.
Des agents pulvérisent du désinfectant sur un marché de pièces de rechange automobile à New Delhi, le 18 mai 2020. — Manish Swarup/AP/SIPA

L’Inde a prolongé ce dimanche le confinement du pays pour enrayer la propagation du coronavirus jusqu’au « 31 mai » au minimum, a annoncé le ministère de l’Intérieur. L’Autorité de gestion nationale des situations d’urgence a ajouté que les restrictions seront toutefois modifiées « si nécessaire, afin de faciliter les activités économiques tout en contenant le virus ».

Ce confinement qui affecte 1,3 milliard de personnes – le plus vaste de la planète – est en place depuis la fin du mois de mars et a eu des conséquences dramatiques pour les plus pauvres et les plus précaires des Indiens, qui ont été des millions à perdre leurs emplois.

De nombreuses interdictions prolongées

Les écoles, les lieux de culte, les centres commerciaux, les cinémas et les clubs de sports doivent rester fermés. L’interdiction des rassemblements religieux et des événements sportifs est également prolongée, a précisé le ministère. Les métros ainsi que les vols intérieurs et internationaux restent également suspendus. Le couvre-feu courant de 19 h à 7 h qui interdit tout déplacement sauf pour des services essentiels reste par ailleurs en place.

Enfin, les restaurants ne seront autorisés à servir que pour la vente à emporter. Les stades et enceintes sportives peuvent être utilisés pour des rencontres, mais sans public.

Le pic d’infections pas encore atteint

Cette extension du confinement a été annoncée dimanche, le jour même où le pays a enregistré la hausse du nombre de cas en 24 heures la plus élevée, avec 4.987 nouvelles infections. En Inde, le bilan s’élève à plus de 90.000 cas et 2.872 morts. « L’Inde ne vivra pas le pire à cause du Covid-19, contrairement à d’autres pays », a tweeté le ministre de la Santé Harsh Vardhan, ajoutant que les gouverneurs des Etats indiens avaient la latitude d’adapter les mesures à la situation locale.

Les experts sanitaires estiment que le pays ne vivra le pic d’infections qu’au mois de juin ou juillet, et ont appelé à faire plus de tests pour déterminer l’ampleur de la contamination.

Crise des travailleurs migrants

Par ailleurs, l’effondrement de l’économie a provoqué une crise des travailleurs migrants, car de nombreuses sociétés ont fermé lorsque le confinement a été instauré. Sans emploi et affamés, ces migrants ont quitté les villes, certains marchant des centaines de kilomètres. Des dizaines ont perdu la vie dans des accidents ou à cause de l’épuisement.

D’autres encore bloqués dans les villes ont affronté la police lors de manifestations dans lesquelles ils réclamaient de pouvoir retourner dans leurs villages d’origine. Dimanche, cinq policiers et un journaliste ont été blessés au cours de l’une d’elle à Rajkot, dans l’Etat de Gujarat.