EasyJet : Plus de 5 millions d’euros offerts pour mettre fin à un contrat avec Airbus

RÉCOMPENSE Stelios Haji-Ioannou aimerait se débarrasser d’une commande de 107 A320neo d’une valeur de plus de 5 milliards d’euros

20 Minutes avec agence

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Des avions de la compagnie EasyJet sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (image d'illustration).
Des avions de la compagnie EasyJet sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (image d'illustration). — JOEL SAGET / AFP

Stelios Haji-Ioannou, fondateur de la compagnie Easyjet, tente de faire annuler une commande importante d’avions passée à Airbus. Le responsable offre une récompense de plus de 5,6 millions d’euros à quiconque parviendrait à trouver une faille dans le contrat qui lie Easyjet à l’avionneur européen, rapporte BFMTV. Il a également décidé d’offrir l’équivalent de 11.300 euros aux personnes qui lui fourniraient des éléments susceptibles de l’aider dans son audacieuse démarche.

La commande de ces 107 appareils A320neo a été réalisée en 2013. La facture s’élève à plus de 5 milliards d’euros. Une somme que le fondateur, qui a quitté l’entreprise en 2010, a du mal à digérer, jugeant, à l’époque, l’achat « inutile ». Dans le contexte de la crise du marché aérien, cette dépense va peser lourd dans les comptes à la fin de l’année en raison des échéances d’un montant de 1,5 milliard d’euros, dont la compagnie britannique est redevable.

Rechercher les irrégularités

« Si vous êtes un employé actuel ou passé d’EasyJet, ou toute autre personne qui a vu quelque chose de suspect fait par quelqu’un au sein d’EasyJet dans ses relations avec Airbus, vous pourriez obtenir une récompense de Stelios d’une valeur allant jusqu’à 5 millions de livres », a déclaré le fondateur de la compagnie low cost. Stelios Haji-Ioannou a en tête les démêlés qu’Airbus a eus avec les autorités britanniques. L’avionneur a accepté de verser une amende pour corruption de 3,6 milliards d’euros afin d’échapper à des poursuites devant les justices française, britannique et américaine, rappelle BFMTV.

Le fondateur d’EasyJet est en lutte avec la direction de l’entreprise et cherche à se débarrasser du président du conseil d’administration et du directeur général, souligne la chaîne d’informations. Leur avenir pourrait être scellé à l’issue de l’assemblée générale prévue le 22 mai prochain. Malgré la crise du coronavirus, la compagnie a assuré le mois dernier qu’elle avait suffisamment de trésorerie pour encaisser une immobilisation de sa flotte durant neuf mois.