Dans un club de strip-tease (photo d'illustration)
Dans un club de strip-tease (photo d'illustration) — Mauricio Lima AFP/Archives

SOUTIEN FINANCIER

Etats-Unis : Des clubs de strip-tease ont à présent droit aux aides de l’Etat

La justice américaine a donné raison au propriétaire d’établissements de strip-tease qui criait à la discrimination dans les aides aux entreprises touchées par la crise du coronavirus

Un juge américain a invalidé ce lundi l’interdiction pour les clubs de strip-tease de bénéficier des prêts bancaires d’urgence mis en place aux Etats-Unis. L’administration fédérale en charge des petites entreprises refusait que l’aide proposée aux sociétés touchées par la crise économique à cause du coronavirus ne concerne les activités liées au sexe, explique Detroit News. Le magistrat a estimé que les autorités faisaient preuve d’abus de pouvoir.

Dans sa décision, le juge de district Matthew Leitman a mis en avant le fait qu’il existait « un risque substantiel » que les propriétaires perdent leur entreprise sans prêt d’urgence. Les clubs de strip-tease font partie des commerces qui avaient été contraints de fermer leurs portes lors de l’instauration des mesures sanitaires de lutte contre la propagation du Covid-19.

Accusations de discrimination

Le magistrat était appelé à se prononcer dans le cadre d’une plainte déposée le mois précédent par Jason Mohney, à la tête de nombreux clubs de strip-tease dans tous les Etats-Unis. L’homme d’affaires accusait le gouvernement de pratiquer une discrimination entre les entreprises de différents secteurs d’activité. Il avait fait appel à la justice pour défendre les intérêts d’un de ses établissements, Little Darlings, situé à Flint, dans l’Etat du Michigan.

Bradley Shafer, l’avocat du plaignant, s’est dit « content du résultat » après le verdict. « Nous redoutons les conséquences de la fin du dispositif sur l’aide que nous avons pu obtenir », a-t-il cependant commenté. Les quelque 600 milliards d’euros alloués au programme de soutien financier aux entreprises commencent en effet à s’épuiser.