Golfe d’Oman : Un navire de guerre iranien « frappé par un missile » accidentellement lors d’un exercice

INCIDENT Le tir est intervenu lors d’un exercice naval dans le golfe d’Oman

20 Minutes avec AFP

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Le navire iranien
Le navire iranien — IRIB TV / AFP

Un navire de guerre iranien a été accidentellement « frappé par un missile », ce dimanche, lors d’un exercice naval dans le golfe d’Oman, faisant 19 morts et 15 blessés, a rapporté la télévision d’Etat iranienne, ce lundi.

« Dimanche après-midi, lors d’un exercice mené par un certain nombre de navires de la marine dans les eaux de Jask et Chabahar (sud-est), le navire de soutien léger Konarak a eu un accident », a expliqué l’armée dans un communiqué de presse, qui a annoncé un bilan de « 19 martyrs et de 15 blessés ».

Un « tir ami »

Pour sa part, l’agence de presse Tasnim a indiqué dans un tweet en anglais que Konarak avait coulé. « Konarak a été « coulé par un tir ami » après que la frégate de classe Moudge « Jamaran » l’ait accidentellement touché avec un missile lors d’un exercice de tir réel dans la région de Jask dans les eaux du #PersianGulf le 10 mai, » a écrit Tasnim.

Tasnim n’a toutefois pas mentionné ce détail sur sa page en Persan. Fabriqué aux Pays-Bas, Konarak a été acheté par l’Iran avant la Révolution islamique de 1979. Pesant 447 tonnes et d’une longueur de 47 mètres, le navire est équipé de quatre missiles de croisière installés à bord, d’après la télévision d’Etat qui n’a pas précisé le nombre d’équipages à bord au moment de l’accident.

Des tensions toujours très vives

Les tensions entre Téhéran et Washington, ennemis de plus de 40 ans, restent vives depuis que les Etats-Unis ont dénoncé de manière unilatérale en 2018 l’accord international sur le nucléaire iranien (conclu en 2015) avant de réimposer de lourdes sanctions économiques à la République islamique.

En janvier, l’Iran a abattu « par erreur » un Boeing ukrainien à destination de Kiev peu après son décollage de Téhéran, tuant les 176 personnes à bord, majoritairement Iraniens et Canadiens. Les forces armées ont reconnu le drame, affirmant qu’il était survenu alors que les défenses aériennes de l’Iran étaient en état d’alerte élevé après que la République islamique a tiré des missiles sur une base américaine en Irak pour venger le puissant général iranien Qassem Soleimani, tué dans une frappe de drone américaine à Bagdad le 3 janvier.