Coronavirus : La Chine soutient une évaluation par l’OMS de « la réponse mondiale » à l’épidémie

COVID-19 Il ne s’agirait pas d’une enquête visant spécifiquement la Chine, mais d’une évaluation qui concernerait potentiellement l’ensemble des pays du monde

20 Minutes avec AFP

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Hua Chunying (à droite), une porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois
Hua Chunying (à droite), une porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois — LEO RAMIREZ / AFP

La Chine a déclaré vendredi soutenir la création « après la fin de l’épidémie » d’une commission sous l’égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) afin d’évaluer « la réponse mondiale » au Covid-19. Cette déclaration intervient après des pressions occidentales, notamment américaines et australiennes, demandant une enquête sur l’apparition du virus dans le pays asiatique à la fin de l’an dernier.

L’évaluation devra se faire de façon « ouverte, transparente et inclusive » et « au moment opportun après la fin de l’épidémie », a indiqué lors d’un point de presse régulier Hua Chunying, une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Elle a souligné que la démarche devrait être validée par l’Assemblée mondiale de la santé de l’OMS ou son conseil exécutif – les deux principaux organes de l’organisation internationale basée à Genève (Suisse).

Pas une enquête visant la Chine

Point important : il ne s’agirait pas d'une enquête visant spécifiquement la Chine, mais d’une évaluation qui concernerait potentiellement l’ensemble des pays du monde. Plusieurs pays dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont exhorté ces dernières semaines le gouvernement chinois à faire preuve de transparence sur sa gestion du virus. D’autres nations sont allées plus loin : les Etats-Unis et l’Australie ont appelé à la création d’une enquête internationale en Chine sur les origines de la pandémie.

Pékin a rejeté ces demandes américaines et australiennes, dénonçant une « politisation » de l’actuelle crise sanitaire. La Chine a fermement démenti les accusations selon lesquelles elle aurait caché des informations au début de la pandémie. Elle déclare avoir partagé rapidement avec l’OMS et d’autres pays les données à sa disposition.