Coronavirus à New York : Un des meilleurs restaurants au monde pourrait arrêter son activité

CRISE Le chef du restaurant élu le meilleur du monde en 2017 explique qu'un « point d'interrogation » persiste au sujet de l'avenir de son établissement, fermé depuis mi-mars

20 Minutes avec agence

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La table dressée d'un restaurant (photo d'illustration)
La table dressée d'un restaurant (photo d'illustration) — AFP

Actuellement fermé dans le cadre des mesures sanitaires pour lutter contre le coronavirus, le restaurant new-yorkais Eleven Madison Park risque bien ne jamais rouvrir. Daniel Humm, chef et propriétaire des lieux, se dit en effet dans l’incertitude quant au futur de l’établissement, sacré meilleur du monde en 2017. Il a évoqué auprès de Bloomberg ce lundi un « point d’interrogation » et explique qu'« il faudrait des millions de dollars pour une réouverture ».

Dans ce budget, le restaurateur inclut le personnel qu’il faut faire revenir dans ce « grand espace » avec des « équipements de qualité », mais aussi « les ingrédients les plus beaux et les plus précieux » avec lesquels il assure vouloir continuer à cuisiner « d’une manière créative ». Pour envisager d’accueillir à nouveau des clients dans la salle d’une capacité de 80 personnes, Daniel Humm estime que cela « doit avoir un sens ».

Des repas préparés pour les plus précaires

Les locaux sont cependant loin d’être à l’arrêt puisque l’entrepreneur utilise la cuisine d’Eleven Madison Park pour préparer près de 3.000 repas par jour pour les New-Yorkais en situation de précarité. Le propriétaire assure d’ailleurs que même si son restaurant pouvait reprendre son activité initiale, il continuerait à « nourrir les gens qui n’ont rien ».

« C’est comme une toile vierge pour l’instant », confie Daniel Humm. Ce dernier raconte avoir été surpris d’avoir dû fermer son établissement mi-mars car jusqu’au dernier jour, le restaurant affichait complet. Le cuisinier a au départ pensé que son activité ne serait interrompue que quelques semaines. « Nous sommes parfois dans une bulle », reconnaît le professionnel.

Voilà pourquoi le fait de devoir se séparer de ses employés a « brisé le cœur » de Daniel Humm, qui reste néanmoins raisonnablement optimiste. « Ce sera lent, tout le monde ne retrouvera pas de travail mais j’ai bon espoir de nous voir de retour », analyse le chef.