Trafic d’œuvres d’art : 19.000 objets retrouvés et une centaine d’arrestations lors d’une vaste opération internationale

ENQUETES Les œuvres saisies sont issues « de pillages dans des pays frappés par la guerre ou encore volés dans des musées et sites archéologiques », a indiqué Interpol

20 Minutes avec agences

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Le siège de la police internationale Interpol à Lyon.
Le siège de la police internationale Interpol à Lyon. — Laurent Cirpiani/AP/SIPA

Monnaies anciennes, pièces archéologiques, objets de céramique, armes anciennes : 19.000 objets volés ont été retrouvés lors d’une vaste opération internationale contre le trafic d’ œuvres d’art et d’antiquités menée dans 103 pays, a annoncé ce mercredi Interpol. Cent une personnes ont par ailleurs été arrêtées.

Les objets saisis sont « issus de pillages dans des pays frappés par la guerre ou encore volés dans des musées et sites archéologiques », explique dans un communiqué l’organisation de coopération policière internationale, basée à Lyon. Des outils utilisés par les trafiquants, comme les détecteurs de métaux, ont aussi été découverts.

Des objets mis en vente en ligne

Les saisies, qui ont abouti à l’ouverture de 300 enquêtes, sont le fruit de deux opérations simultanées menées à l’automne dernier : « Athena II », dirigée par l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et Interpol, et « Pandora IV », axée sur l’Europe et coordonnée par Europol et la Guardia Civil espagnole. A Madrid, ont notamment été retrouvés « quelques objets précolombiens extrêmement rares » comme un masque de Tumaco en or. La Police fédérale argentine a de son côté récupéré 2.500 pièces de monnaies anciennes.

Sur l’intégralité des saisies, 28 % concernent des objets mis en vente en ligne. « Les marchés illicites en ligne sont l’un des principaux vecteurs de ce type de délinquance », a souligné Kunio Mikuriya, secrétaire général de l’OMD. « Il ne s’agit nullement d’une activité glamour menée par d’élégants gentlemen faussaires mais bien d’actes de délinquance commandités par des réseaux criminels internationaux », a relevé de son côté Catherine de Bolle, directrice exécutive d’Europol.