L'ultimatum de la conférence de l'ONU sur le climat pour sauver la planète

ENVIRONNEMENT La communauté internationale a un an pour arriver à un accord global et échapper à un réchauffement fatal...

Avec agence

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Le Giec se réunit pour la troisième du 30 avril au 4 mai, à Bangkok. Objectif: réfléchir aux moyens d'enrayer le réchauffement climatique.
Le Giec se réunit pour la troisième du 30 avril au 4 mai, à Bangkok. Objectif: réfléchir aux moyens d'enrayer le réchauffement climatique. — Reuters

Un an pour sauver la planète. La communauté internationale a été prévenue ce lundi, à l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le changement climatique à Poznan, qu'elle avait jusqu'à fin 2009 pour arriver à un accord global ambitieux afin d'échapper à un réchauffement fatal.

Un sombre tableau de catastrophes naturelles

Devant les quelque 9.000 délégués de 185 pays réunis jusqu'au 12 décembre, le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki, a jugé que «l'humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu'à ses limites». Enfonçant le clou, il a évoqué les «énormes sécheresses et inondations, cyclone dévastateurs, pandémie de maladies tropicales (...) et même conflits armés et migrations sans précédent»

L'hôte polonais appelle donc à ne pas «céder à d'obscurs intérêts particuliers (quand) nous devons modifier la direction dangereuse qu'a prise l'humanité». A ce jour, la Chine et les Etats-Unis n'ont pas ratifié le Protocole de Kyoto. Seuls les 37 pays industrialisés qui l'ont fait sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.

En attendant Obama

Tous les experts s'accordent sur l'urgence à agir. Brice Lalonde, ambassadeur de France pour le climat, affirme qu'«en dépit ou grâce à la crise, nous ne pouvons nous permettre de ralentir le pas». Il reconnaît que la conférence de Poznan est «un moment compliqué» de la négociation, tant les Etats membres sont divisés sue la conclusion du Plan climat européen et son objectif de -20% de gaz à effet de serre pour 2020.

Autre problème, celui des Etats-Unis et de sa période de transition politique. «Disons qu'il nous manque ici une importante équipe de négociateurs», regrette Brice Lalonde, en attendant l'entrée en fonction en janvier de la nouvelle administration Obama, nettement mieux disposée en faveur du climat.