Thaïlande : Air France et Paris se mobilisent pour rapatrier les 1.600 touristes français

RAPATRIEMENT Plusieurs vols sont affrétés...

Avec agence

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  — © Frédéric Belge

Plus de 1.600 Français sont actuellement dans l’attente d'un départ depuis la Thaïlande en raison de l'occupation des aéroports civils de Bangkok par des opposants. Mais «il n'y a pas de risques pour leur sécurité pour le moment», a précisé ce lundi l'ambassadeur de France Laurent Bili. Au total, environ 350.000 passagers (étrangers et Thaïlandais) n'ont pas été en mesure de quitter la Thaïlande depuis l'occupation la semaine dernière, a indiqué ce lundi une responsable du tourisme.

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«Nous avons toujours un peu de difficultés à avoir une évaluation globale, mais nous avons enregistré plus de 1.600 personnes qui ont pris contact avec l'ambassade et qui sont en attente d'un départ dans les prochains jours», a dit Laurent Bili. «Il y a bien sûr des situations personnelles fortes, mais nous n'avons pas d'inquiétudes pour la sécurité des Français», a-t-il ajouté.

Etablir le nombre précis de citoyens français

L'ambassade de France à Bangkok, qui a mis en place une cellule de crise, reste toutefois prudente sur le nombre exact de Français encore bloqués en Thaïlande.

«Le problème est qu'il y a 30 compagnies aériennes et que, dans certains cas, elles n'ont pas noté les nationalités et certaines d'entre elles sont aux abonnés absents», a précisé l’ambassadeur, ajoutant: «Nous essayons de vérifier de manière plus fine avec les services d'immigration thaïlandais combien de Français sont rentrés. (...) Le premier conseil que je leur donne est d'être en contact avec leurs compagnies aériennes».

Ne pas se déplacer «sans vérifier»

«Il ne faut surtout pas aller à Chiang Mai (nord) ou à Phuket (sud) sans vérifier, a expliqué Laurent Bili. Le conseil de base, c'est d'abord de sécuriser son vol avec sa compagnie aérienne et, ensuite, de se rendre sur un lieu d'embarquement dans les villes de province».

>> Pour connaître les consignes de sécurité du ministère français des Affaires étrangères, cliquez ici

Une base militaire, celle d'U-Tapao, au sud-est de Bangkok, est exploitée par certaines compagnies pour des opérations d'évacuation, mais «Air France a préféré le site de Phuket qui est plus aux normes internationales», a souligné l'ambassadeur. Il a rappelé que la situation aérienne n'était pas totalement bloquée: «Il y a déjà quand même beaucoup de flux.»

«Nous avons des vols réguliers qui sont déjà partis, avec un vol d'Air France qui a évacué 380 personnes et un vol de la Thai Airways samedi, qui a évacué 150 personnes. Nous avons un autre vol d'Air France ce soir de Phuket qui va permettre de faire partir le même nombre de ressortissants et la même chose demain. Il y a aussi des ressortissants qui ont pu partir depuis U-Tapao et Chiang Mai sur d'autres compagnies». Au total, près de 800 touristes vont pouvoir quitter la Thaïlande dans les 48 heures. Contactée par 20minutes.fr, la compagnie Air France indique que les Français qui empruntent le vol Phuket-Amsterdam ce lundi à 19h pourront prendre une correspondance pour Paris, sans frais supplémentaires. (>> Les informations sur les vols Air France depuis Phuket, c'est ici)

Un gros porteur affrété par le gouvernement

Le gouvernement français a par ailleurs décidé d'affréter un Boeing 747 pour aider ses ressortissants, en complément des efforts des compagnies aériennes.

Ce vol, d'une capacité de 500 place, doit «permettre aux ressortissants français et européens qui se seront signalés à l'ambassade de France de quitter la Thaïlande», a indiqué le ministère des Affaires étrangères. La priorité ira «aux personnes souffrant de problèmes médicaux, aux personnes âgées et aux familles avec des enfants en bas âge».