Coronavirus à Madagascar : Les habitants qui ne portent pas de masques risquent de balayer le trottoir

SANCTIONS Depuis ce lundi, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics sous peine de sanctions sous la forme de travaux d’intérêt généraux

20 Minutes avec agences

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Un homme portant un masque à Antananarivo à Madagascar, le 23 mars 2020.
Un homme portant un masque à Antananarivo à Madagascar, le 23 mars 2020. — Alexander Joe/AP/SIPA

Les travaux d’intérêt généraux : c’est ce que risquent les habitants de trois grandes villes de Madagascar s’ils ne portent pas de masques dans la rue. Le président Andry Rajoelina a levé le 20 avril le confinement​ imposé aux habitants de la capitale Antananarivo, de Fianarantsoa (centre) et Toamasina (est) pour ralentir la pandémie de Covid-19 et y a autorisé la reprise progressive des activités économiques et des déplacements.

Il a toutefois assorti cette mesure du port obligatoire d’un masque dans les lieux publics, sous peine de sanctions sous la forme de travaux d’intérêt généraux à compter de ce lundi.

« Balayer les trottoirs »

« 70 % des gens dans la rue ont respecté la règle (…) car ils ont peur de devoir balayer les trottoirs », s’est félicité à la télévision nationale, le chef des opérations de lutte contre le Covid 19, le général Elak Olivier Andriakaja. « Des mesures ont été prises avant que les sanctions ne tombent aujourd’hui, avec des sensibilisations, l’éducation et les distributions gratuites de cache-bouche, je pense que cela suffit, il faut maintenant appliquer les sanctions », a-t-il ajouté.

Selon le numéro 2 de la gendarmerie, le général Christian Rakotobe, quelque 500 personnes ont été sanctionnées à Antananarivo et Fianarantsoa. Les images de ces « condamnés » à balayer des rues, y compris des étrangers, ont fait le délice des réseaux sociaux locaux. A noter que Madagascar a enregistré 128 cas de contamination par le Covid-19, dont aucun mortel et 75 guérisons.