Coronavirus : L’ONU lance une initiative « historique » pour un accès équitable aux vaccins et traitements

COLLABORATION INTERNATIONALE Plusieurs Etats, dont la France, ont affirmé leur engagement pour garantir à tous les pays l’accès aux solutions contre l’épidémie

20 Minutes avec AFP

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Un chercheur travaille sur le vaccin contre le Covid-19 à Copenhague (image d'illustration).
Un chercheur travaille sur le vaccin contre le Covid-19 à Copenhague (image d'illustration). — Thibault Savary / AFP

De nombreux pays se sont réunis ce vendredi pour lancer une initiative mondiale « historique », sous l’égide de l'ONU, afin d’accélérer la production de vaccins, de traitements et de tests contre l'épidémie de Covid-19. Objectif : assurer un accès équitable à ces solutions médicales dans le monde entier.

Cette initiative, présentée au cours d’une conférence de presse virtuelle, réunit de nombreux pays, des organisations internationales dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des fondations et entreprises privées. « C’est une collaboration historique pour accélérer le développement, la production et la distribution équitable de vaccins, de diagnostics et de traitements contre le Covid-19 », a déclaré le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Notre engagement commun est d’assurer que tous aient accès à tous les instruments visant à triompher du Covid-19 », a-t-il ajouté.

Un vaccin abordable, sûr et universel

Sont également intervenus le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, les chefs des gouvernements italien Giuseppe Conte et espagnol Pedro Sanchez, ainsi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Emmanuel Macron a appelé à rendre un vaccin « accessible partout, y compris dans les pays les plus vulnérables. C’est aussi ce qui nous permettra de retrouver le plus vite possible une vie normale ». Vaincre la pandémie du nouveau coronavirus exige « l’effort de santé publique le plus massif de l’Histoire », a de son côté prévenu le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

« Le monde a besoin de développer, de produire et d’assurer une distribution équitable » des vaccins et traitements quand ils seront disponibles, « pas d’un vaccin ou de traitements pour un pays ou une région ou une moitié du monde – mais un vaccin et un traitement qui soit abordable, sûr, efficace, qu’on puisse administrer facilement et disponible de façon universelle – pour tous, partout », a-t-il insisté.

Les Etats-Unis et la Chine absents

L’inquiétude provient en particulier des pays les plus pauvres qui n’ont pas les moyens financiers de concurrencer les plus riches dans la course à l’acquisition de stocks de vaccins, de médicaments ou de kits de diagnostic. Cette inégalité dans l’accès s’est déjà rencontrée lors de précédentes épidémies et « nous ne pouvons pas accepter que cela se reproduise » face à la crise actuelle, a averti le patron de l’OMS.

Ni la Chine, où les premiers cas du nouveau coronavirus ont été annoncés fin décembre, ni les Etats-Unis, aujourd’hui l’épicentre de la pandémie avec près de 50.000 décès et 900.000 cas, n’étaient représentés. A ce jour, la pandémie a fait plus de 190.000 morts dans le monde et 2,7 millions de personnes ont été officiellement contaminées, selon le décompte de l’AFP.