Coronavirus : L’Australie propose que l’OMS lance des enquêtes dans les pays touchés par un virus

PANDEMIE « L’appartenance à un club comme l’OMS doit s’accompagner d’obligations et de responsabilités », a déclaré le Premier ministre australien

20 Minutes avec AFP

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Une femme porte un masque (image d'illustration).
Une femme porte un masque (image d'illustration). — TIMOTHY A. CLARY / AFP

Comment se prémunir contre de prochaines pandémies ?  L'Australie a proposé ce jeudi la création de postes d'experts à l'OMS pour enquêter dans les pays touchés par un virus, sur le modèle des agences de l’ONU luttant contre les armes de destruction massive.

Les pays membres de l’OMS seraient légalement tenus d’accepter l’entrée sur leur sol de ces inspecteurs indépendants cherchant à enquêter sur de nouveaux virus, a ajouté le Premier ministre australien Scott Morrison. Permettre que ces experts puissent être rapidement mobilisés pour évaluer les situations sanitaires – à l’instar des spécialistes des armes – pourrait permettre de sauver des vies, a estimé le dirigeant.

Connaître le risque, le plus tôt possible

« L’appartenance à un club comme l’OMS doit s’accompagner d’obligations et de responsabilités », a-t-il dit aux journalistes. « Je pense que les gens préféreraient savoir au plus vite si un virus a en lui le potentiel de générer ce que ce virus a produit », a-t-il poursuivi en référence au coronavirus.

Le Premier ministre australien a selon certains médias fait part de cette idée d’inspecteurs à différents dirigeants étrangers, et notamment au président américain Donald Trump, qui a samedi mis en garde la Chine contre d’éventuelles « conséquences » si elle était « sciemment responsable » de la pandémie de coronavirus.

Des enquêtes sur la gestion de crise chinoise

L’administration Trump a évoqué la semaine dernière une « enquête » pour creuser la thèse d’un coronavirus naturel étudié dans l’Institut de virologie de Wuhan qui aurait contaminé par accident un employé du laboratoire avant de se propager dans cette ville considérée comme le berceau de l’actuelle pandémie.

Mercredi, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a estimé qu’il fallait s’assurer « que le gouvernement chinois manipule ces matériaux correctement non seulement à l’Institut de virologie de Wuhan, mais aussi partout ailleurs ». Il a comparé cette situation à celle du nucléaire, qui prévoit que « le monde inspecte les sites afin de s’assurer d’une bonne gestion ».

La pandémie a d’ores et déjà fait plus de 180.000 morts dans le monde entier. Dimanche, l’Australie a demandé une enquête indépendante sur la réponse mondiale à l’épidémie, et en particulier sur la façon dont l’OMS et la Chine ont géré la crise.