Coronavirus en Corée du Sud : Des bracelets électroniques imposés aux malades qui ne respectent pas la quarantaine

MESURES SANITAIRES Ces dispositifs connectés en Bluetooth à l’application de suivi des malades permettront de s’assurer que ceux-ci ne s’éloignent jamais de leur smartphone

20 Minutes avec agence

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Un bracelet électronique. Illustration.
Un bracelet électronique. Illustration. — S. Pouzet - Sipa

Pour s’assurer que les malades atteints du Covid-19 respectent bien les mesures de quarantaine appliquées en Corée du Sud, le gouvernement a décidé d’instaurer le port de bracelets électroniques pour ceux qui auraient violé les règles. La décision a été prise depuis ce samedi, selon une information de l’agence de presse sud-coréenne Yonhap relayée par BFMTV.

Pour lutter contre l’épidémie, le pays n’a pas opté pour le confinement total de sa population, mais pour le placement en quarantaine des malades. Le pays a mis en place une politique de dépistage massif pour assurer la détection des porteurs du virus. Une application mobile permet de suivre ces personnes, via une méthode de tracking.

Plus de cent malades ont bravé la quarantaine

Sur les 57.000 personnes qui étaient initialement surveillées, 160 ont bravé l’interdiction de quitter le domicile. « Après un examen approfondi », il apparaît que celles-ci ont violé « les règles d’auto-isolement, en sortant sans prévenir ou en ne répondant pas aux appels téléphoniques », a déclaré ce samedi le Premier ministre Chung Sye-kyun et dont les propos sont relayés par Yonhap.

Le bracelet électronique sera indissociable de l’application. Connecté en Bluetooth au téléphone, il donnera la preuve que la personne en quarantaine est à proximité du mobile et ne rompt pas le couvre-feu. Si jamais le porteur du bracelet souhaite se débarrasser de l’objet en le détruisant, une notification sera envoyée aux autorités.

Selon une enquête menée par le gouvernement, 80 % des Coréens seraient favorables à l’utilisation de ces bracelets électroniques. En cas de non-respect des mesures de quarantaine, les personnes récalcitrantes peuvent se voir infliger une amende de 7.500 euros et une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison.