Coronavirus : Ce n’est pas « le moment de réduire » le financement de l’OMS, s’inquiète le chef de l’ONU

SOUTIEN FINANCIER Le chef de l’ONU a rappelé les missions de l’organisation, qui vient en aide à ses États membres avec des directives, de la formation ou de l’équipement

20 Minutes avec agences

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António Guterres, secrétaire général de l’ONU
António Guterres, secrétaire général de l’ONU — Tobias Schwarz AFP

Ce « n’est pas le moment de réduire le financement des opérations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou de toute autre institution humanitaire combattant » le nouveau coronavirus, a affirmé ce mardi le secrétaire général de l’ONU. Cette déclaration intervient après la décision de Donald Trump de suspendre la contribution américaine à l’OMS.

« Ma conviction est que l’Organisation mondiale de la Santé doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19 », a ajouté dans un communiqué Antonio Guterres, en réaffirmant qu’il serait toujours temps d’étudier par la suite « comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise ».

Soutenir « les plus vulnérables »

Le 8 avril, le chef de l’ONU avait déjà réagi aux critiques américaines à l’égard de l’OMS. Il avait rappelé que cette organisation, avec ses milliers de personnels, est à l’avant-poste de la lutte contre la pandémie, en soutenant les États membres de l’ONU comme leurs sociétés, « notamment les plus vulnérables », avec des directives, de la formation ou de l’équipement.

Dans sa critique de la décision américaine, à la virulence rare, Antonio Guterres reconnaît que « les mêmes faits peuvent être interprétés différemment par différentes entités ». « Une fois que nous aurons finalement tourné la page de cette épidémie, il y aura un temps pour revenir pleinement en arrière pour comprendre comment une telle maladie a pu survenir et répandre sa dévastation aussi rapidement à travers le monde », a-t-il précisé.