Coronavirus au Canada : La police de Montréal met en place un outil de dénonciation en ligne

PANDEMIE Le site de la police de Montréal propose de rapporter en ligne les « situations portant atteinte aux consignes et aux directives gouvernementales en lien avec la Covid-19 »

20 Minutes avec agences

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Une rue vide à Montréal, le 3 avril 2020.
Une rue vide à Montréal, le 3 avril 2020. — Graham Hughes/SIPA

Au Canada, le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), soucieuse de « désengorger » le numéro d’appel d’urgence, a mis en place un outil de dénonciation des infractions aux consignes de distanciation sociale pour lutter contre le coronavirus. Depuis la fin de la semaine dernière, le site de la police locale propose de « rapporter en ligne » les « situations portant atteinte aux consignes et aux directives gouvernementales en lien avec la Covid-19 ».

Comme exemples, le SPVM cite une « fête à l’intérieur d’un domicile avec des personnes qui n’y demeurent pas », une partie de football dans un parc ou « un commerce d’alimentation qui ne respecte pas les règles d’hygiène prescrites ».

Des amendes salées

Selon André Durocher, porte-parole du SPVM, il ne s’agit cependant pas d’encourager la « délation ». « On ne veut pas que les gens se mettent à passer la journée à la fenêtre à regarder ce que fait leur voisin. Ce n’est pas le but de l’exercice », explique-t-il, en soulignant qu’il s’agit de s’assurer que les règles soient respectées.

Comme ses homologues du reste du Québec, la police de Montréal a reçu pour instructions de sévir contre les personnes qui ne respectent pas les consignes de distanciation sociale des autorités de la santé publique. Les amendes pour les infractions se montent à 1.546 dollars (1.000 euros). Le SPVM en a distribué plus de 700 depuis un mois.