Des occidentaux tués dans des attentats à Bombay

INDE Des attaques ont été menées dans «au moins sept ou huit endroits» de capitale financière du pays...

Avec agence

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 Smoke rises from the Taj Hotel in Mumbai November 27, 2008. Gunmen killed at least 80 people in a series of attacks in India's financial capital Mumbai and troops began moving into one of two five-star hotels on Thursday where Western hostages were being held, local television said. REUTERS/Arko Datta (INDIA)
 Smoke rises from the Taj Hotel in Mumbai November 27, 2008. Gunmen killed at least 80 people in a series of attacks in India's financial capital Mumbai and troops began moving into one of two five-star hotels on Thursday where Western hostages were being held, local television said. REUTERS/Arko Datta (INDIA) — REUTERS/Arko Datta

 

Des «terroristes» ont ouvert le feu peu après 22h30 locales (19h à Paris) dans «au moins sept ou huit endroits» de la capitale financière de l'Inde, a confié un des responsables de la police locale, A.N Roy, à la chaîne de télévision NDTV. Ces attentats ont été revendiqués au nom d'un groupe islamiste se présentant comme les Moujahidine du Deccan.

Un Pakistanais arrêté

Les services de sécurité indiens ont arrêté trois extrémistes, dont un ressortissant pakistanais, dans un des hôtels de Bombay attaqués par des hommes armés, a indiqué vendredi l'agence de presse indienne PTI. Citant des sources officielles, l'agence indienne PTI précise que les arrestations ont eu lieu dans l'hôtel Taj Mahal.

Le Pakistanais arrêté est présenté comme étant Ajmal Amir Kamal, un habitant de Faridkot, au Pakistan. L'agence affirme également que les extrémistes sont membres du Lashkar-e-Taiba, un groupe armé islamiste basé au Pakistan et notamment connu pour avoir attaqué le Parlement indien en 2001.


Une dizaines d'étrangers tués

Une dizaine d'étrangers figurent parmi les personnes tuées, dont un Japonais, un Australien, un Britannique, un Italien et un Allemand.

Ce groupe armé a envoyé des courriels à plusieurs médias, a rapporté PTI. Il cherchait manifestement à viser des occidentaux et notamment des Britanniques et des Américains. Un étudiant australien, qui dînait mercredi soir dans un restaurant de Bombay visé par l'une des fusillades, a raconté que les assaillants avaient l'air très jeunes et ressemblaient à «des petits garçons».

Peut-être des Français parmi les victimes

Parmi les victimes étrangères, figurent pour l'instant un Allemand, un Britannique, un Japonais, un Australien et un Italien. Le Quai d'Orsay cherche actuellement à savoir si des Français se trouvent parmi les victimes. Le ministère a indiqué mercredi que son centre de crise avait mis en place une «cellule d'information téléphonique» joignable au 01 45 55 80 00.

«Selon les informations dont dispose à cette heure le ministère des Affaires étrangères et européennes, il n'y a pas de ressortissants français parmi les blessés ou les victimes des attentats de Bombay», a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du ministère, Frédéric Desagneaux.

«A notre connaissance, une trentaine de nos compatriotes se sont trouvés à un moment donné bloqués à l'intérieur des deux hôtels cibles de ces attentats mais certains d'entre eux ont pu quitter les lieux», a-t-il poursuivi. Le Quai d'Orsay a également fait savoir qu'il n'était «pas exclu» que des Français soient toujours bloqués dans ces hôtels.

Hôtel le plus select

Le Taj Mahal, un cinq étoiles parmi les plus sélects du monde et qui attire nombre de VIP, était en feu vers minuit (heure française). Le chef du gouvernement régional de Madrid, Esperanza Aguirre, s'y trouvait au moment de l'attaque, mais elle a pu quitter les lieux sans encombre avec sa délégation, a indiqué à l'AFP un de ses porte-parole à Madrid. Selon le site Web de la BBC, un député européen britannique, Sajjad Karim, était également dans cet hôtel. Il a vu un tireur ouvrir le feu dans le couloir. «J'ai vu un homme à pied qui portait une arme genre fusil-mitrailleur. Il a tiré, des gens sont tombés à côté de moi», a-t-il dit. Des fonctionnaires européens seraient toujours bloqués dans leur chambre d'hôtel, ainsi que dix Japonais.


Le gouvernement de l'Etat de Bombay a affirmé que six unités de l'armée avaient été envoyées sur les lieux.



Mumbai in terror
envoyé par ITN

Condamnation
Le Premier ministre indien, Manmohan Singh a condamné ces attaques, tout comme à Londres le chef de la diplomatie britannique, David Miliband. Le département d'Etat américain a lui aussi condamné ces attentats «effrayants», précisant n'avoir pas connaissance de victimes américaines. L'Union européenne a exprimé son «horreur et indignation».