Coronavirus : Boris Johnson n’est pas encore sorti d’affaire, dit son père

BOJO Le premier ministre est sorti des soins intensifs jeudi soir

20 Minutes avec AFP

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C'est ici que le premier ministre Boris Johnson  est hospitalisé.
C'est ici que le premier ministre Boris Johnson est hospitalisé. — LNP/REX/SIPA

Le Premier ministre britannique Boris Johnson n’est pas encore « tiré d’affaire » et doit « prendre le temps » de se reposer pour se remettre de son infection au Covid-19, a insisté vendredi son père, Stanley Johnson, sur la BBC. Le dirigeant conservateur de 55 ans est sorti jeudi soir des soins intensifs où il se trouvait depuis lundi. Il a été transféré vers un autre service de l’hôpital londonien de St Thomas et placé « sous surveillance étroite pendant la phase initiale de sa guérison », selon son porte-parole.

« Il doit se reposer. Tel que je le comprends, il a été transféré des soins intensifs vers une unité de récupération, mais je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il est tiré d’affaire », a indiqué son père, un ancien fonctionnaire européen. « Il doit prendre le temps. Je ne peux pas croire que vous vous en sortiez et retourniez directement à Downing Street et repreniez les rênes sans une période de réajustement », a-t-il ajouté.

Sacrifice

Diagnostiqué positif au Covid-19 fin mars, Boris Johnson est à ce jour le seul chef de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé par le virus, qui a fait près de 8.000 morts au Royaume-Uni, un des pays européens les plus durement touchés. C’est le chef de la diplomatie, Dominic Raab, qui assure l’intérim en son absence. Le gouvernement a prévenu jeudi qu’il fallait se préparer à une prolongation du confinement, en principe prévu pour trois semaines jusqu’à lundi, face à l’aggravation de la pandémie dans le pays.

Si aucune décision formelle n’est attendue avant la fin de la semaine prochaine, le message martelé par les autorités est de ne pas relâcher les mesures de distanciation sociale adoptées, notamment pendant le long week-end printanier de Pâques. Selon Stanley Johnson, la maladie qui a frappé son fils met en exergue la gravité de la pandémie : « Il s’est presque sacrifié. Nous devons nous assurer de jouer le match correctement maintenant. »