Coronavirus en Grèce : Les ministres et les députés appelés à donner la moitié de leurs salaires

SOLIDARITE Katerina Sakellaropoulou, la nouvelle présidente de la République hellénique, a promis de verser la moitié des deux prochains mois

20 Minutes avec agences

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La présidente grecque Katerina Sakellaropoulou, le 13 mars 2020.
La présidente grecque Katerina Sakellaropoulou, le 13 mars 2020. — Thanassis Stavrakis/AP/SIPA

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a appelé les membres de son gouvernement et les députés de sa majorité à verser la moitié de leurs salaires pour combattre le coronavirus. Ce que Katerina Sakellaropoulou, la nouvelle présidente de République hellénique, a immédiatement promis de faire.

Celle qui a pris ses fonctions le 13 mars dernier a décidé de donner 50 % de son salaire pour les deux prochains mois, selon un communiqué publié ce lundi.

Un appel aux autres partis

« Nous sommes tous égaux face à la menace sanitaire. Mais pour la combattre, chacun doit participer selon ses propres forces », a déclaré le même jour Kyriakos Mitsotakis. Il a appelé « le monde politique du pays à se positionner au premier plan de la solidarité » en exhortant les membres de son gouvernement et de sa majorité parlementaire de droite Nouvelle-Démocratie à verser la moitié de leurs salaires sur un fonds spécial destiné à combattre la pandémie.

Il s’est dit « sûr que les autres partis » de l’échiquier politique suivraient. Le parti d’opposition de gauche Syriza a estimé que cette contribution devait être « obligatoire et non optionnelle car les employés qui perdent la moitié de leurs salaires (…) n’ont pas eu le choix ». Le parti de l’ex Premier ministre Alexis Tsipras a jugé que cette contribution devait être étendue aux députés européens, aux postes gouvernementaux et juridiques du secteur public.

Une économie encore convalescente

La Grèce, qui a décidé dès son premier mort de prendre des mesures drastiques contre le coronavirus, déplore à ce jour 43 décès et 1.212 cas de Covid-19. Une série de mesures pour soutenir le système de la santé, les entreprises, les salariés du secteur privé et les professionnels indépendants, frappés par le confinement général, ont été prises pour un coût budgétaire total de 6,8 milliards d’euros, soit 3,5 % du PIB.

Le ministre Christos Staïkouras prévoit « un préjudice important à court terme » pour l’économie grecque encore convalescente après la crise inédite de la dette, entre 2010 et 2018. Selon les prévisions gouvernementales, la Grèce risque de retourner en récession en 2020.