Coronavirus : 59.000 Européens ont été sauvés par les mesures de confinement, d’après une étude

RESTEZ CHEZ VOUS Des chercheurs britanniques ont étudié les données de 11 pays européens

20 Minutes avec AFP

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Un homme sur son balcon, le 29 mars 2020 à Barcelone.
Un homme sur son balcon, le 29 mars 2020 à Barcelone. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

Au moment où l’Europe est devenue l’épicentre de la pandémie de coronavirus, les mesures de confinement auraient contribué à sauver la vie de 59.000 personnes dans 11 pays européens, selon une étude de chercheurs britanniques publiée ce mardi. Dont 2.500 en France.

« Avec les mesures actuelles en place jusqu’à, au moins, la fin mars, nous estimons que ces mesures auront évité la mort de 59.000 personnes dans 11 pays jusqu’au 31 mars », selon cette étude réalisée par des chercheurs de l’Imperial College de Londres, université réputée dans le domaine médical. Ces universitaires spécialistes en épidémiologie et en mathématique ont modélisé la dynamique de l’épidémie en Europe et estimé le freinage de la contagion du nouveau coronavirus, dû aux différentes mesures prises dans les pays étudiés à des dates différentes les uns des autres.

38.000 personnes sauvées en Italie

Les mesures prises en compte sont la quarantaine pour les malades, la fermeture des écoles et universités, l’interdiction des rassemblements, les mesures de distanciation sociale et le confinement général. Il s’agit là de modèles théoriques supposant notamment qu’une même mesure ait un impact comparable dans les 11 pays européens étudiés, soulignent les chercheurs.

C’est en Italie, premier pays à mettre en place des mesures strictes, et où l’épidémie était aussi la plus avancée, que l’impact est le plus fort : l’étude évalue à 38.000 le nombre de vies sauvées par les décisions de mise à l’arrêt du pays.

Vient ensuite l’Espagne où les chercheurs britanniques évaluent à 16.000 les vies sauvées, puis la France (2.500), la Belgique (560), l’Allemagne (550), le Royaume-Uni (370), la Suisse (340), l’Autriche (140), la Suède (82), le Danemark (69) et la Norvège (10).

Des différences entre les pays

Les chercheurs soulignent que « beaucoup plus de morts seront évités si on s’assure que les mesures resteront en place jusqu’à ce que la transmission chute à des niveaux bas ». Dans ces 11 pays d’Europe occidentale, entre 7 et 43 millions de personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, dont environ 5,9 millions d’Italiens et seulement 600.000 Allemands où le niveau de contagion est le plus bas, note l’étude.

La différence entre le nombre de cas officiellement répertoriés dans ces pays et les estimations des chercheurs britanniques s’explique « sans doute principalement » par le fait que dans beaucoup de cas les infections sont non repérées car « bénignes ou sans symptômes ». Les « capacités de dépistage » sont également « limitées » si bien que tous les cas suspects de Covid-19 ne sont pas dépistés.