Oxfam estime que 160 milliards de dollars seront nécessaires pour lutter contre le coronavirus

SANTÉ « La moitié de la population mondiale n’a pas accès à de l’eau potable et à des soins de santé adéquats », alerte l’ONG

20 Minutes avec agences

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Logo de l'ONG Oxfam.
Logo de l'ONG Oxfam. — Ray Tang/Shutterstock/SIPA

Oxfam a réclamé ce lundi la mobilisation d’un « plan Marshall planétaire d’urgence » de 160 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie de Covid-19 dans le monde et en particulier dans les pays les plus pauvres. « Ce plan (…) permettrait à tous les pays, et notamment les plus pauvres, de prendre des mesures pour prévenir la propagation de la maladie et renforcer les capacités des systèmes de santé à prendre en charge les personnes touchées », défend l’ONG dans un communiqué.

« La moitié de la population mondiale n’a pas accès à de l’eau potable et à des soins de santé adéquats », s’inquiète notamment Oxfam. L’ONG s’alarme particulièrement de la situation des « millions de personnes » qui vivent dans des bidonvilles ou des camps de réfugiés « où les mesures d’isolement social sont impossibles à mettre en œuvre ».

Les vaccins, « bien public mondial » ?

Ce plan devrait notamment permettre d’investir dans la prévention, d’acheminer des équipements sur le terrain, de mobiliser « 10 millions de nouveaux travailleurs » de la santé, ou encore d’assurer la gratuité des soins et des tests dans les pays aidés. Par ailleurs, l’ONG réclame la « réquisition » par les gouvernements des établissements de santé privés afin que toutes les capacités soient employées à lutter contre le coronavirus.

Enfin, elle demande la mise à disposition gratuitement des futurs vaccins et traitements « en tant que bien public mondial ». Le montant de 160 milliards de dollars correspond au doublement des dépenses de santé des 85 pays les plus pauvres, selon un calcul d’Oxfam, qui travaille déjà sur le terrain à répondre à cette crise en partenariat avec les responsables locaux.

« Il est compréhensible que les dirigeant-e-s du monde s’emploient à aider leurs propres citoyen-ne-s, mais le G20 doit également se pencher sur la situation des pays pauvres et leur venir en aide », avance Robin Guittard, porte-parole d’Oxfam France. Selon lui, « sans une action urgente, ambitieuse et historique, nous pourrions facilement assister à la plus grande crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale ».