Coronavirus : Jusqu’à cinq ans de prison pour les « fake news » en Russie

EPIDEMIE Le projet prévoit également jusqu’à trois ans de détention et d’une amende de 1,5 million de roubles (17.300 euros) pour la diffusion d’informations ayant porté atteinte à la santé d’autrui

20 Minutes avec AFP

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Vladimir Poutine au G20, le 29 juin.
Vladimir Poutine au G20, le 29 juin. — Mikhail Klimentyev/AP/SIPA

Un projet de loi, prévoyant jusqu’à cinq ans de prison pour la diffusion de fausses informations relatives au coronavirus, doit être adopté, ce mardi, par les députés russes.

Les élus ont voté le texte en première et deuxième lectures dès mardi matin. Et la troisième et dernière est attendue dans la journée.

Des sanctions en cas de non-respect du confinement

Le texte prévoit qu’une personne reconnue coupable d’avoir partagé des informations « intentionnellement fausses » ayant entraîné la mort d’une personne ou ayant eu de graves conséquences, risquera une peine de cinq ans de prison et une amende de 2 millions de roubles (23.000 euros au taux actuel). Le projet prévoit également de punir de jusqu’à trois ans de détention et d’une amende de 1,5 million de roubles (17.300 euros), la diffusion d’informations ayant porté atteinte à la santé d’autrui.

Ces propositions font partie d’un paquet législatif comprenant également des peines renforcées contre les personnes ne respectant pas le confinement prévu pour limiter la propagation du Covid-19. La Russie compte actuellement 1.836 cas avérés de coronavirus et neuf morts. Lundi, la capitale Moscou et ses 12 millions d’habitants officiels sont entrés en confinement général et une douzaine de régions du pays ont également pris une telle mesure.