Coronavirus : Le pape François s’associe à l’appel de l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu mondial

PANDEMIE Le pape a appelé à favoriser « la création de couloirs pour l’aide humanitaire, l’ouverture à la diplomatie et l’attention envers ceux qui se trouvent dans une situation de grande vulnérabilité »

20 Minutes avec agences

— 

Le pape François sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 27 mars 2020.
Le pape François sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 27 mars 2020. — Pool Vaticano/AGF/SIPA

Le pape François s’est associé ce dimanche à l’appel lancé par l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et mondial afin de préserver, face au coronavirus, les civils les plus vulnérables dans les pays en conflit. « Je m’associe à tous ceux qui ont accueilli cet appel et j’invite tous à le suivre en cessant toute forme d’hostilité, en favorisant la création de couloirs pour l’aide humanitaire, l’ouverture à la diplomatie et l’attention envers ceux qui se trouvent dans une situation de grande vulnérabilité », a déclaré le pape à l’issue de sa prière dominicale de l’Angélus.

Lundi dernier, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait lancé un appel « à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde ». « La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie », avait-il dit lors d’une brève allocution au siège des Nations Unies.

« Le risque d’une tragédie » dans les prisons

Le pape argentin, qui s’exprimait par vidéo depuis la bibliothèque du palais apostolique, a aussi formulé l’espoir « que l’engagement commun contre la pandémie puisse porter tout le monde à reconnaître notre besoin de renforcer les liens fraternels en tant que membres d’une unique famille ». « Les conflits ne peuvent pas être résolus à travers la guerre. Il est nécessaire de surmonter les divergences et les antagonismes à travers le dialogue et une recherche constructive de la paix », a-t-il ajouté.

Le pape argentin a aussi dénoncé « le risque d’une tragédie » dans les prisons en raison de la combinaison du Covid-19 et de la surpopulation carcérale. Il a demandé aux autorités d’être « sensibles » à ce problème, sans citer un pays particulier.