Coronavirus : Un site de délation victime de son succès en Nouvelle-Zélande

CONFINEMENT La Nouvelle-Zélande, qui compte environ cinq millions d’habitants, a répertorié 552 cas confirmés de Covid-19, dont une personne qui en est morte

20 Minutes avec AFP

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La première ministre de Nouvelle-Zélande, la travailliste Jacinda Ardern.
La première ministre de Nouvelle-Zélande, la travailliste Jacinda Ardern. — MARTY MELVILLE / AFP

Quelques heures après sa mise en ligne, un site Internet, créé par la police néo-zélandaise pour signaler les violations des consignes de confinement, a planté après de nombreuses connexions, ont annoncé les autorités, ce lundi.

Pour enrayer l’épidémie de coronavirus, les Néo-Zélandais sont confinés depuis le 25 mars, pour une période de quatre semaines. La population est appelée à rester chez elle et à limiter ses déplacements au maximum.

La flambée des prix dans les magasins ciblés

Le chef de la police néo-zélandaise Mike Bush a précisé que le site www.police.govt.nz/105support, lancé dimanche après-midi, avait été tellement consulté qu’il avait temporairement planté. « Nous avons reçu 4.200 signalements de personnes pensant que d’autres ne respectaient pas » les règles de confinement, a déclaré Mike Bush. « Cela montre à quel point les Néo-Zélandais sont déterminés à ce que tout le monde respecte les consignes. »

Parmi les infractions signalées, figurait une fête rassemblant une soixantaine de personnes dans une auberge pour routards à Queenstown, dans l’Île du Sud, mais aussi plusieurs cas de voyageurs poursuivant leur périple en camping-car. La Première ministre Jacinda Ardern a également encouragé ses compatriotes à utiliser le site, pour dénoncer notamment les magasins qui feraient flamber les prix. La Nouvelle-Zélande, qui compte environ cinq millions d’habitants, a répertorié 552 cas confirmés de Covid-19, dont une personne qui en est morte.