Sahel: Lancement officiel de la force européenne Takuba

ARMEE Six pays au moins y participeront directement : la France, à l’initiative du projet, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, les Pays-Bas et le Portugal

20 Minutes avec AFP

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Des militaires maliens et français, au Mali le 21 mars 2019.
Des militaires maliens et français, au Mali le 21 mars 2019. — AFP

Onze pays européens ont annoncé vendredi soir le lancement officiel de la future force Takuba, un groupement de forces spéciales européennes destiné à accompagner les soldats maliens au combat face aux djihadistes. Toutefois, seuls six de ces pays se sont pour l’instant engagés à y participer.

Le Mali et le Niger participent au lancement

« Considérant que la situation sécuritaire au Mali, et, plus largement au Sahel, est toujours préoccupante », l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la France, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède « soutiennent politiquement la création d’une task force » pour « assister les forces armées maliennes dans la lutte contre les groupes terroristes et appuyer les efforts actuellement déployés par l’opération Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel », ont souligné les pays européens concernés. Le Mali et le Niger participaient également à la réunion.

Cette force Takuba, qui doit compter quelques centaines d’hommes, débutera cet été ses opérations sous commandement français dans la région du Liptako, aux confins du Niger et du Mali. Cette région est réputée servir de sanctuaire à des groupes djihadistes, dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). « Avec Takuba, les Européens montrent leur capacité à se mobiliser ensemble pour leur sécurité », a réagi la ministre française des Armées Florence Parly.

Pour l’heure ce projet, a été officiellement rejoint par six pays européens : la France, qui en est l’instigatrice, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, les Pays-Bas et le Portugal. La Suède, elle, attend un feu vert de son Parlement pour confirmer sa participation, sous la forme d’une force de réaction rapide héliportée de 150 personnes. Sollicitée, la Norvège a annoncé lundi renoncer à envoyer des soldats à ce stade faute de soutien politique interne suffisant. L’Allemagne a également décliné.