Coronavirus : Donald Trump se dit « un peu contrarié » par la Chine

VIRUS ET DIPLOMATIE Donald Trump, qui persiste à appeler le Covid-19 « virus chinois », semble faire porter en partie la responsabilité de la gravité de l’épidémie à Pékin

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Donald Trump, le 22 mars 2020 à Washington.
Le président américain Donald Trump, le 22 mars 2020 à Washington. — Jim LoScalzo/CNP/AdMedia/SIPA

Le « virus chinois » au cœur de tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine. Ce lundi, Donald Trump s’est dit « un peu contrarié » par l’attitude de Pékin sur le coronavirus, l’accusant de ne pas avoir partagé assez tôt des informations cruciales sur l’épidémie.

Les autorités chinoises « auraient dû nous informer », a assuré le président américain, qui a par ailleurs répété l’expression « virus chinois » ce qui irrite vivement le régime de Pékin.

« Trois mois plus tôt »

Même s’il semble faire porter aux autorités communistes une part de responsabilité dans la propagation du coronavirus, détecté pour la première fois en décembre dans la ville chinoise de Wuhan, Donald Trump soutient avoir une très bonne relation avec son homologue Xi Jinping.

Il a de nouveau affirmé dimanche que la relation sino-américaine était « très bonne ». Mais, a-t-il dit également, « j’aurais apprécié (que les Chinois) nous informent de ce problème trois mois plus tôt ».

« On aurait pu sauver de nombreuses vies dans le monde entier », a ajouté Donald Trump. Invité à réagir, un porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang, a accusé lundi les Etats-Unis de « chercher des boucs émissaires ». « Cette démarche est immorale et irresponsable », a fustigé Geng Shuang devant la presse.