Chypre : 175 Syriens débarquent sur la partie nord de l'île

ACCUEIL Ils avaient été empêchés de débarquer sur la partie sud de l’île méditerranéenne

20 Minutes avec AFP
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Le drapeau de Chypre-Nord. (illustration)
Le drapeau de Chypre-Nord. (illustration) — AMIR MAKAR / AFP

Les autorités de Chypre-Nord ont annoncé samedi avoir secouru un groupe de 175 Syriens à bord d’un bateau après qu’ils eurent été empêchés de débarquer dans la partie sud de l’île. Selon la police de l’autoproclamée République turque de Chypre-Nord (RTCN), les réfugiés, dont 69 enfants, ont été recueillis dans la nuit après le naufrage de leur embarcation à une dizaine de mètres du rivage, au sud de la péninsule de Karpas. Ils ont ensuite été emmenés dans un gymnase dans le district d’Iskele (nord-est de l’île) où ils devaient être soumis à des examens médicaux, a ajouté la police.

Vendredi, les autorités chypriotes avaient empêché le bateau, dont la provenance n’était pas connue dans l’immédiat, de débarquer dans le sud de l’île. Chypre se trouve à seulement 100 kilomètres du Liban et à 80 kilomètres de la Turquie, deux pays qui ont accueilli à eux deux plus de quatre millions de Syriens fuyant la guerre dans leur pays. Ces derniers mois, plusieurs embarcations de migrants parties de la ville turque de Mersin (sud) sont arrivées à Chypre.

Une île coupée en deux

L’île méditerranéenne est coupée en deux depuis l’invasion en 1974 du nord par l’armée turque, en réaction à un putsch visant à rattacher Chypre à la Grèce. La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les deux tiers sud de l’île, où habitent les Chypriotes-grecs. Les Chypriotes-turcs habitent dans la RTCN, non reconnue par la communauté internationale.

Selon l’Office européen des statistiques Eurostat, Chypre est le pays de l’UE détenant le plus haut taux d’accueil de réfugiés, par rapport à sa population de moins d’un million d’habitants. En août 2019, Chypre avait demandé aux autres Etats membres de l’UE d’accueillir 5.000 des migrants arrivés sur l’île, afin d’atténuer les « sérieux défis » auxquels ce pays dit être confronté.