Coronavirus : L’Iran fête le Nouvel An malgré l’épidémie, des millions de personnes attendues sur les routes

CRISE SANITAIRE Selon le bilan officiel, la maladie a tué 1.237 personnes sur près de 20.000 malades depuis le 19 février

20 Minutes avec AFP

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Des Iraniens dans les rues de Téhéran, en Iran, le 18 mars 2020.
Des Iraniens dans les rues de Téhéran, en Iran, le 18 mars 2020. — AFP

Le troisième pays le plus touché par la pandémie fête le Nouvel an persan, Norouz, ce vendredi. L’Iran, endeuillé par l’épidémie due au coronavirus, s’apprête à voir des millions de gens transiter sur ses routes. Et ce, sans mesure de prévention supplémentaire.

Pour limiter la propagation du virus, les autorités demandent depuis plusieurs semaines à la population de s’abstenir de tout voyage pendant les quinze jours du congé de Norouz. Peine perdue : selon le Croissant-Rouge iranien, quelque trois millions de personnes sont sorties par voie routière des treize provinces les plus touchées par la maladie depuis le 17 mars.

Pas de confinement en vue

Lors d’une conférence de presse ce vendredi, le vice-ministre de la Santé, Aliréza Raïssi, a déclaré, sans donner plus de précision, que des voyageurs malades du nouveau coronavirus avaient été « identifiés et renvoyés chez eux ». Le Croissant-Rouge parle de 2.400 cas. Jeudi, la télévision d’Etat avait diffusé des images de centaines de voitures dont les passagers étaient contrôlés pour une prise de température à distance à un péage.

Mais 149 patients supplémentaires sont morts du Covid-19 au cours des dernières 24 heures, a indiqué Aliréza Raïssi. Selon le bilan officiel, la maladie a tué 1.237 personnes sur près de 20.000 personnes infectées depuis le 19 février, date à laquelle les autorités ont reconnu la présence de l’épidémie en Iran.

Faisant spécifiquement référence à la France et à l’Italie, où les autorités ont imposé des mesures de confinement de la population, Aliréza Raïssi a défendu pour sa part la décision de l’Iran de ne pas avoir recours au « pouvoir coercitif ». « Dans les treize provinces les plus touchées par la maladie, nous surveillons les abords des villes pour identifier et renvoyer » chez elles les personnes contaminées, a-t-il dit, tout en reconnaissant que cette méthode « ne fonctionne que dans une certaine mesure ».