Coronavirus : Le Covid-19 a été « sous-estimé » par les responsables politiques, reconnaît l’UE

CORONAVIRUS Pour le ministre allemand de l’Economie, les Etats-Unis de Donald Trump ont cependant pris le virus encore plus à la légère au départ qu’en Europe

20 Minutes avec AFP

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à Bruxelles, le 17 mars 2020.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à Bruxelles, le 17 mars 2020. — AFP

La présidente de la Commission européenne a admis que les responsables politiques avaient tous « sous-estimé » l’ampleur du danger représenté par l’épidémie du nouveau coronavirus, dans une interview publiée mercredi par le quotidien allemand Bild.

« Je pense que nous tous, qui ne sommes pas experts, avons sous-estimé au départ le coronavirus », a déclaré Ursula von der Leyen au journal. « Mais entre-temps il est devenu clair qu’il s’agit d’un virus qui va nous occuper encore longtemps », a ajouté la présidente de l’exécutif européen. « Nous avons compris que toutes ces mesures, qui il y a encore deux ou trois semaines paraissaient drastiques et draconiennes, devaient être prises à présent », a-t-elle estimé, en rappelant que l’Europe était « en ce moment l’épicentre de la crise ».

 

« Encore plus sous-estimé aux Etats-Unis »

Elle a néanmoins réfuté le terme de « guerre » contre le virus employé cette semaine par Emmanuel Macron. « Personnellement, je n’utiliserais pas le terme de guerre mais je comprends la motivation du président français car le coronavirus est un adversaire inquiétant », a dit la présidente de la Commission.

Pour le ministre allemand de l’Economie, les Etats-Unis de Donald Trump ont pris eux encore plus à la légère le virus au départ qu’en Europe. « Le déclenchement de la crise a été probablement encore plus sous-estimé aux Etats-Unis que dans certains pays européens », a dit mercredi Peter Altmaier au groupe de presse régional allemand Funke.

« C’est la raison pour laquelle nous espérons beaucoup que les Etats-Unis parviennent à contrôler la situation, aussi dans notre propre intérêt », a-t-il ajouté, soulignant que « personne ne peut souhaiter que cette économie tombe dans une récession incontrôlée ».