Coronavirus : Le Gabon veut éviter sa propagation sur les grands singes

CONTAMINATION « Les virus respiratoires qui affectent l’Homme se transmettent facilement aux grands singes en raison de la proximité entre ces espèces », explique un responsable de L’Agence nationale des parcs nationaux

20 Minutes avec agences

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Une femelle gorille et son petit se baladent dans un parc national en Ouganda, le 5 mars 2018.
Une femelle gorille et son petit se baladent dans un parc national en Ouganda, le 5 mars 2018. — CATERS/SIPA

Le Gabon, sanctuaire de gorilles et de chimpanzés, prend des mesures préventives afin d’éviter tout risque de transmission du nouveau coronavirus aux grands singes qui vivent dans ses parcs, a annoncé lundi l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) du Gabon. « Nous avons décidé de fermer les activités de tourisme de vision des grands singes dans nos parcs, afin d’éviter tout risque de transmission de l’Homme à l’animal », a annoncé le secrétaire exécutif par intérim de l’ANPN, Christian Tchemambela.

« Les virus respiratoires qui affectent l’Homme se transmettent facilement aux grands singes en raison de la proximité entre ces espèces », précise-t-il. Depuis vendredi, le Gabon a pris des mesures drastiques pour contrer la propagation du virus sur son territoire, comme la fermeture des écoles, des bars et des boîtes de nuit, après un premier cas de coronavirus déclaré la veille. Il s’agit d’un homme de 27 ans qui revenait de France.

Une transmission vers les primates ?

Les autorités s’inquiètent également d’une transmission du virus aux primates : le Gabon, recouvert à 88 % par la forêt, abrite une concentration exceptionnelle de gorilles et de chimpanzés. En 1995, une épidémie du virus Ebola avait suffi à tuer plus de 90 % des gorilles dans le nord du pays.

Ces dernières années, des programmes d’habituation des primates ont été mis en place dans plusieurs de ses parcs, afin d’attirer les visiteurs et de financer, grâce aux revenus de l’écotourisme, la protection de la faune. « En raison du nouveau coronavirus, les humains en contact avec ces primates peuvent constituer une menace », explique Christian Tchemambela, qui précise que le personnel qui travaille dans les parcs où existent ces programmes sera placé en « quarantaine de 14 jours » avant de pouvoir y entrer.