Coronavirus : Sur la Riviera, à la frontière, des contrôles côté italien mais pas français

PATTE BLANCHE Les automobilistes doivent justifier leur déplacement pour pouvoir aller de Menton à Vintimille

Fabien Binacchi

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Les contrôles provoquaient quelques ralentissements dans le sens France-Italie mercredi
Les contrôles provoquaient quelques ralentissements dans le sens France-Italie mercredi — ANP / 20 Minutes
  • Des contrôles sont opérés par les autorités italiennes à la frontière entre Menton et Vintimille.
  • La mesure est prise dans le cadre de la quarantaine décidée pour lutter contre la propagation du coronavirus.
  • Le député Eric Ciotti demande que la France organise les mêmes contrôles dans l’autre sens.

Des militaires en armes et des carabiniers masqués à qui il faut montrer patte blanche. Depuis mercredi à la frontière italienne, entre Menton et Vintimille, les autorités transalpines contrôlent les véhicules qui se présentent à l’entrée du pays.

La mesure est prise dans le cadre de la quarantaine décidée en début de semaine pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus Covid-19. Et selon les directives du gouvernement italien qui prévoient que « seuls les déplacements pour raisons professionnelles ou pour rejoindre son domicile sont pour le moment autorisés ».

Une auto déclaration pour pouvoir circuler

En clair, les Italiens et les Français qui travaillent de l’autre côté, et qui sont en mesure de présenter une auto déclaration (à télécharger sur les sites du gouvernement italien) leur permettant de circuler, peuvent passer. Les visiteurs en quête de tourisme ou de shopping sont en en revanche invités à faire demi-tour.

Dans les faits, les contrôles semblaient plutôt aléatoires sur place, provoquant à certains moments quelques ralentissements au niveau du pont Saint-Victor. Au moins dans le sens Menton-Vintimille. Car dans l’autre sens, les forces de l’ordre françaises ne questionnaient pas les conducteurs.

Eric Ciotti dénonce une gestion « incohérente » de la frontière

Une « incohérence » soulevée par le député Eric Ciotti, qui annonce avoir écrit au Premier ministre. « Pourquoi une telle absence de précautions alors que le virus se propage rapidement en France et paralyse l’Italie », interroge l’élu, appelant à « une position commune des deux côtés de la frontière ».

« A ce stade, le gouvernement français n’a pas pris de dispositions particulières », a indiqué le préfet des Alpes-Maritimes mercredi soir. Côté italien, « des dispositions ont été prises pour veiller à la bonne mise en œuvre du décret » de quarantaine, a précisé Bernard Gonzalez.