Turquie : Erdogan compare les gardes-frontières grecs face aux migrants aux nazis

GODWIN Le président turc continue de faire monter la pression sur la Grèce et l’Union européenne sur la question migratoire

20 Minutes avec AFP

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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à Bruxelles, cette semaine.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à Bruxelles, cette semaine. — Virginia Mayo/AP/SIPA

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé mercredi qu’il n’y avait « aucune différence » entre les nazis et les autorités grecques repoussant par la force des milliers de migrants qui cherchent à rejoindre la Grèce après l’ouverture des frontières par Ankara. C’est ce qu’il a déclaré lors d’un discours à Ankara, qualifiant également les autorités grecques de « barbares » et de « fascistes ».

La Turquie a annoncé fin février l’ouverture de ses frontières avec l’Europe, provoquant l’afflux de milliers de migrants à la frontière grecque et réveillant en Europe le souvenir de la crise migratoire de 2015. L’UE a accusé Recep Tayyip Erdogan de « chantage » aux migrants, l’appelant à respecter les engagements issus d’un accord UE-Turquie conclu en mars 2016, qui prévoit que les migrants restent en Turquie, en échange notamment d’une aide financière européenne.

Mais Ankara accuse l’UE de n’avoir pas tenu toutes les promesses prévues par cet accord, et soutient qu’il est nécessaire de le « mettre à jour » en raison des derniers développements en Syrie, notamment dans la province d’Idleb (nord-ouest). Dans cette région frontalière de la Turquie, près d’un million de personnes ont été déplacées par des violences depuis décembre. Ankara, qui accueille déjà quelque 3,6 millions de Syriens sur son territoire, redoute un nouvel afflux de réfugiés.