Etats-Unis: Un élu républicain contesté à la tête des services de renseignement

NOMINATION En août, Donald Trump avait déjà tenté de placer John Ratcliffe à ce poste mais les critiques sur son manque d’expérience avaient fait reculer le président

20 Minutes avec AFP
Le nouveau directeur du renseignement américain, John Ratcliffe, à Washington le 9 décembre 2019.
Le nouveau directeur du renseignement américain, John Ratcliffe, à Washington le 9 décembre 2019. — Doug Mills/AP/SIPA

Cette fois le président américain est allé au bout de son idée. Donald Trump a nommé vendredi le parlementaire républicain John Ratcliffe à la tête des services de renseignement américains. Pourtant, six mois auparavant il avait renoncé à lui confier ce poste délicat face aux critiques sur son manque d’expérience.

Un fervent défenseur de Trump

« John est un homme exceptionnel de grand talent », a assuré le locataire de la Maison-Blanche. Cet élu du Texas à la Chambre des représentants se voit ainsi récompenser, lui qui est un des plus féroces défenseurs du président. A ce poste, il sera chargé de superviser et de coordonner les activités de la CIA, de la NSA et de 15 autres agences de renseignement.

Donald Trump avait déjà fait part début août de son intention de promouvoir John Ratcliffe directeur du renseignement national (DNI). Mais le choix de ce candidat, ancien maire d’une banlieue aisée de Dallas, et procureur fédéral pendant tout juste un an, en 2007, avait été critiqué notamment par l’opposition démocrate, en raison de son manque d’expérience et de son dévouement au président. Le président républicain avait finalement renoncé à le choisir, dénonçant au passage « la manière très injuste » dont il avait été traité par les médias.

Joseph Maguire, alors chef de l’antiterrorisme, avait donc été chargé d’assurer l’intérim après le départ le 15 août de Dan Coats avec lequel il avait fréquemment été en désaccord. Donald Trump avait parfois ignoré l’avis de son DNI, le tenant à l’écart de nombreux dossiers, notamment sur la Russie ou la Corée du Nord.

La nomination de John Ratcliffe suscite des craintes d’une reprise en main des services de renseignement par le président. Il doit encore être confirmé par le Sénat, où les républicains sont majoritaires.