Dieselgate : Volkswagen parvient à un accord qui pourrait mettre fin à un méga-procès en Allemagne

AUTOMOBILE Le groupe automobile est accusé d’avoir délibérément nui à ses clients en installant sur des véhicules un logiciel destiné à truquer les tests de pollution

20 Minutes avec AFP

— 

Une ligne de production dans l'usine Volkswagen de Wolfsburg en Allemagne.
Une ligne de production dans l'usine Volkswagen de Wolfsburg en Allemagne. — John MACDOUGALL / AFP

Le constructeur automobile Volkswagen est parvenu à un accord à l’amiable avec l’association de consommateurs VZBV, représentant quelque 400.000 clients. Cette nouvelle étape pourrait mettre fin au méga procès du dieselgate en Allemagne.

« A l’issue de négociations de plusieurs jours », les deux parties « ont conclu un accord » qui pourrait mettre fin à la plus grande audience ouverte en Allemagne sur le scandale des moteurs truqués, qui a débuté fin septembre, a annoncé le tribunal dans un communiqué.

Une procédure inédite en Allemagne

L’annonce intervient deux semaines après une passe d’armes entre le groupe automobile et la VZBV, s’accusant mutuellement d’être responsables de « l’échec » des pourparlers. L’accord initialement négocié prévoyait le paiement de jusqu’à 830 millions d’euros par Volkswagen à ses clients. Le désaccord portait notamment sur la rémunération des avocats impliqués et les modalités de versement des dédommagements.

Le constructeur avait alors annoncé proposer cet accord à ses clients même sans le soutien de la VZBV. Les requérants, rassemblés dans cette première « procédure modèle » allemande, similaire à une « class action » à l’américaine, demandent réparation pour leurs voitures équipées de moteurs diesels truqués.

Un scandale à tiroirs

Le groupe automobile est accusé d’avoir délibérément nui à ses clients en installant à leur insu un logiciel faisant paraître les véhicules moins polluants qu’ils ne l’étaient en réalité. Le scandale à tiroirs remonte à septembre 2015, quand le géant automobile allemand a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels truqueurs, et il hante depuis l’industrie automobile allemande.

L’essentiel des plus de 30 milliards d’euros en frais juridiques, amendes et dédommagements déboursés par Volkswagen l’a été pour l’heure aux Etats-Unis, notamment pour indemniser les clients pour la reprise de leurs véhicules. En Allemagne, le constructeur n’a payé jusqu’ici que trois amendes d’un total de 2,3 milliards d’euros et conteste avoir causé des dommages aux automobilistes.