Russie : Il a été envisagé que Poutine ait un sosie officiel, révèle lui-même le président

SECURITE « J’ai refusé d’avoir des doubles », assure Poutine, confirmant néanmoins que cette possibilité lui avait été proposée

20 Minutes avec AFP
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Vladimir Poutine le 26 février 2020
Vladimir Poutine le 26 février 2020 — Alexei Druzhinin/TASS/Sipa USA/SIPA

« Êtes-vous le vrai Poutine ? », a demandé un journaliste de l’agence publique TASS au président russe. « Oui », a-t-il répondu, au cours de l’une des interviews organisées pour ses 20 ans au pouvoir.

La question faisait référence aux nombreuses requêtes sur les moteurs de recherche en ligne demandant si Vladimir Poutine avait un sosie, une théorie du complot très répandue. Mais, le président russe a confirmé ce jeudi un plan secret selon lequel il aurait eu des doubles chargés de le remplacer lors d’événements potentiellement dangereux.

Question de sécurité

Mais il explique avoir préféré s’y opposer. « J’ai refusé d’avoir des doubles », a expliqué Poutine, confirmant néanmoins que cette possibilité lui avait été proposée. « C’était lors des moments les plus durs de la lutte contre le terrorisme », au début des années 2000, a-t-il indiqué, une époque où la Russie était en guerre contre un mouvement indépendantiste islamiste en Tchétchénie et dans le Caucase.

Après sa nomination au poste de Premier ministre, fin 1999, Vladimir Poutine avait lancé la deuxième guerre de Tchétchénie qui a abouti à la reconquête de cette ex-république soviétique par l’armée russe. Cette victoire a toutefois été suivie d’une vague d’attentats et de prises d’otages meurtrières par des islamistes du Caucase.

« Donc votre double serait allé là où c’était dangereux ? », a demandé le journaliste de TASS. « Il y serait allé, oui, il y serait apparu », a acquiescé Poutine.

Théories du complot

Sur Internet, des théories du complot circulent depuis longtemps, affirmant que le véritable Poutine est mort et qu’il a été remplacé par un sosie. Parmi les justifications évoquées : le visage visiblement peu touché par l’âge du dirigeant de 67 ans ou encore sa connaissance parfois hésitante de l’allemand, alors que Vladimir Poutine a travaillé en Allemagne de l’Est comme agent du KGB, les services secrets soviétiques.

En 2015, le maître du Kremlin avait disparu de l’espace public pendant dix jours, ce qui avait suscité son lot de spéculations. Certains affirmaient qu’il s’était rendu en Suisse pour la naissance d’un enfant caché, d’autres qu’il avait été renversé lors d’un coup d’Etat, ou encore qu’il était malade ou mort. « On s’ennuie sans les ragots », s’était amusé Poutine, après sa réapparition.