Russie : Deux adolescents suspectés de préparer une fusillade arrêtés

TERRORISME Les deux jeunes prévoyaient d’attaquer un « établissement scolaire » de Saratov, sur la Volga, selon les services de sécurité russes

20 Minutes avec AFP

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Une enquête a été ouverte pour « appartenance à un groupe prévoyant de multiples meurtres ».
Une enquête a été ouverte pour « appartenance à un groupe prévoyant de multiples meurtres ». — Dimitar DILKOFF / AFP

Suspectés de préparer une attaque dans une école en utilisant des armes et des explosifs artisanaux, deux adolescents ont été arrêtés en Russie, ont indiqué les services de sécurité (FSB) dans un communiqué publié ce mercredi.

Nés en 2005 et de nationalité russe, les deux jeunes étaient actifs sur divers sites Internet où ils faisaient l’apologie du meurtre de masse et du suicide, a expliqué le FSB. Ils prévoyaient d’attaquer un « établissement scolaire » de Saratov, ville située sur la Volga.

Une « vengeance »

Le FSB précise que leur arrestation a eu lieu dans un ancien abri antibombes où les adolescents conservaient un fusil à canon scié et prévoyaient de fabriquer des « mélanges incendiaires » grâce à des instructions trouvées sur Internet. Une enquête a été ouverte contre eux pour « appartenance à un groupe prévoyant de multiples meurtres ».

Selon l’agence de presse russe Tass, un des suspects a indiqué aux enquêteurs qu’il souhaitait agir par « vengeance » et prévoyait de tuer 40 personnes. Selon les agences de presse russes, depuis 2018, le FSB a empêché 50 attaques contre des écoles et démantelé 150 groupes de jeunes « extrémistes » actifs sur Internet.

Plusieurs affaires montées de toutes pièces, selon des ONG

Fin 2018, un adolescent de 18 ans avait abattu 20 personnes avant de suicider dans une attaque contre un établissement scolaire de la ville de Kertch, dans la péninsule ukrainienne de Crimée annexée en 2014 par la Russie. En parallèle, les accusations de terrorisme ou d’extrémisme visant divers groupes politiques, en particulier des jeunes, se sont multipliées en Russie.

Mi-février, sept jeunes hommes accusés par le FSB de préparer des attentats se sont vu infliger des peines de six à dix-huit ans de prison, suscitant une vague d’indignation et des appels à leur libération. Selon des ONG de défense des droits humains, cette affaire a été montée de toutes pièces, avec falsification de preuves et aveux obtenus sous la torture.