Portugal : Un torero réputé soupçonné d’avoir maltraité ses 18 lévriers a été interpellé

MALTRAITANCE « J’avais des chiens un peu plus maigres et quelqu’un l’a dénoncé, c’est tout », a déclaré Joao Moura aux médias portugais

20 Minutes avec agences

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Le torero portugais Joao Moura lors d'une corrida à Madrid (Espagne), en mai 2019.
Le torero portugais Joao Moura lors d'une corrida à Madrid (Espagne), en mai 2019. — Rodrigo Jimenez/EFE/SIPA

Un torero très connu au Portugal a été interpellé mercredi par la gendarmerie. Il est soupçonné de mauvais traitements sur des chiens souffrant de malnutrition. Joao Moura, cavalier professionnel de 59 ans, a lui-même reconnu auprès de médias locaux avoir été arrêté.

Des gendarmes d’une unité consacrée à la protection des animaux l’ont arrêté chez lui et ont saisi 18 lévriers « malnutris ». Les chiens vivaient dans des conditions « insalubres », selon un communiqué de la gendarmerie.

« Je n’ai pas maltraité mes chiens »

Le dossier a été remis aux tribunaux. Le torero pourrait être jugé pour traitement cruel envers des animaux, un délit passible de deux ans de prison. « J’avais des chiens un peu plus maigres et quelqu’un l’a dénoncé, c’est tout », a déclaré le torero au site spécialisé en tauromachie Farpas. « Je n’ai tué personne, je n’ai volé personne et je n’ai pas maltraité mes chiens. » Selon une chaîne portugaise, un de ses chiens serait mort jeudi.

Au cours de sa longue carrière, Joao Moura s’est produit dans des arènes du Portugal, d’Espagne et d’Amérique latine. En 2013, son fils avait provoqué un tollé en publiant sur Facebook des images d’un groupe de pitbulls attaquant une vachette sur sa propriété rurale.

Au Portugal, la mise à mort du taureau dans l’arène est interdite depuis le XVIIIe siècle. Le dernier acte de la corrida est joué par des « forcados », dont le rôle est d’immobiliser la bête à mains nues dans une mort symbolique. Avant leur entrée, un torero à cheval plante des banderilles sur le dos de l’animal. La pratique, contestée par certains mouvements de protection des animaux, est globalement tolérée par le reste de la société portugaise.