Josef Fritzl accusé de meurtre

AUTRICHE Le père incestueux est accusé d'avoir laissé mourir un des enfants qu'il a eus avec sa fille...

Avec agence

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Josef Fritzl s'est dit "prêt à coopérer", a indiqué le porte-parole du Parquet, Gerhard Sedlacek. L'entretien entre Fritzl, 73 ans, et la jeune magistrate, 32 ans, "a duré environ 90 minutes", à la maison d'arrêt de Sankt-Pölten, où il est en détention provisoire, selon le porte-parole.
Josef Fritzl s'est dit "prêt à coopérer", a indiqué le porte-parole du Parquet, Gerhard Sedlacek. L'entretien entre Fritzl, 73 ans, et la jeune magistrate, 32 ans, "a duré environ 90 minutes", à la maison d'arrêt de Sankt-Pölten, où il est en détention provisoire, selon le porte-parole. — AFP/HO

Le père incestueux Josef Fritzl, 73 ans, qui avait séquestré sa fille durant 24 ans dans sa cave en Autriche, est également accusé, depuis ce jeudi, du meurtre d'un des enfants qu'il a eu avec elle. Il risque une condamnation à perpétuité.

Le parquet l'estime responsable de la mort en 1996 d'un nouveau-né pour avoir «malgré la conscience que la vie du nourrisson était en danger, négligé de recourir à une aide tierce», selon , selon l'acte d'accusation.

Il nie la non-assistance à personne en danger

Au cours de ses auditions, Fritzl a reconnu avoir brûlé dans la chaudière de l'immeuble le corps de l'enfant, né dans la cave en même temps qu'un jumeau qui a survécu. Il a cependant nié la non-assistance à personne en danger, affirmant que le bébé était mort-né.

Un expert mandaté par le parquet a toutefois estimé, sur la base des indications de sa fille, Elisabeth, aujourd'hui âgée de 42 ans, que l'enfant aurait pu être sauvé s'il avait pu être pris en charge médicalement.

Responsable et incurable à la fois

Elisabeth Fritzl a donné naissance à sept enfants dans cette cave, dont trois sont restés sequestrés avec elle. L'affaire avait éclaté lorsque la fille aînée, âgée de 19 ans, avait été hospitalisée inconsciente et souffrant d'un mal mystérieux.

Josef Fritzl est en outre accusé d'esclavage, de viol, séquestration et inceste. Des chefs d'accusation qui ne sont passibles que de 15 ans de prison maximum en Autriche, où les peines ne peuvent pas s'additionner. Mi octobre, une experte psychiatre l'a jugé à la fois «tout à fait responsable» et incurable. De source judiciaire, on estime que le procès ne s'ouvrira pas avant janvier, voire mars 2009.