MH370 : La Malaisie a soupçonné le pilote d’un geste suicidaire

MYSTERE Dans un documentaire, l'ancien Premier ministre australien affirme avoir compris très vite que la Malaisie soupçonnait le commandant de bord d'avoir fait s'écraser l'avion de manière délibérée, en mars 2014

20 Minutes avec AFP

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Un panneau accueillant des messages de condoléances pour les disparus du vol MH370, à Kuala Lumpur le 3 mars 2019.
Un panneau accueillant des messages de condoléances pour les disparus du vol MH370, à Kuala Lumpur le 3 mars 2019. — Vincent Thian/AP/SIPA

L’ancien Premier ministre australien Tony Abbott a affirmé que de « très hauts » responsables malaisiens avaient soupçonné tout au début le pilote du Boeing 777 de la Malaysian Airlines (vol MH370) d’avoir délibérément causé la catastrophe survenue il y a près de six ans.

Le 8 mars 2014, cet avion parti de Kuala Lumpur en direction de Pékin avec 239 passagers à son bord a mystérieusement disparu. Aucune trace de l’appareil n’a jamais été trouvée dans la zone de recherche de 120.000 km2 explorée dans le sud de l’océan Indien au large de l’Australie. Ces recherches maritimes, les plus importantes de l’histoire, avaient été interrompues en janvier 2017. Les causes de cette disparition -- le plus grand mystère de l’aviation civile moderne -- font depuis le début l’objet de multiples spéculations.

La famille du commandant de bord a toujours rejeté cette hypothèse

Dans un documentaire diffusé mercredi par Sky News, Tony Abbott affirme avoir compris dans la semaine suivant cette disparition que la Malaisie soupçonnait le commandant de bord d’avoir fait s’écraser l’avion de manière délibérée.

« J’ai clairement compris que de très hauts responsables du gouvernement malaisien pensaient depuis très, très tôt, qu’il s’agissait d’un geste suicidaire du pilote », a-t-il déclaré. « Je ne vous dirai pas qui a dit quoi », a-t-il ajouté.

La famille et les proches du commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, ont toujours rejeté cette hypothèse. Nombre de proches de victimes dévastés par cette disparition ont accusé par le passé la compagnie aérienne et le gouvernement malaisiens de cacher des informations sur ce drame, ce que les intéressés ont contesté.