Daesh : La France réclame un effort occidental face au groupe djihadiste

DAESH Les opérations de la coalition, qui avaient été suspendues après l’assassinat par les Etats-Unis de l’emblématique général iranien Qassem Soleimani, « ont repris », a indiqué la ministre française des Armées

20 Minutes avec AFP

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Le porte-avions Charles-de-Gaulle, actuellement au large de Chypre, d'où décollent chaque jour des Rafales pour survoler l'Irak, le 10 février 2020.
Le porte-avions Charles-de-Gaulle, actuellement au large de Chypre, d'où décollent chaque jour des Rafales pour survoler l'Irak, le 10 février 2020. — AFP

Le groupe Daesh retrouve de la vigueur et impose aux Occidentaux de reprendre le combat interrompu après la crise entre l’Iran et les Etats-Unis, a estimé mardi la ministre française des Armées Florence Parly. « La carte n’est pas le territoire : le califat est rayé de l’une, mais il essaie de prendre racine dans l’autre », a déclaré la ministre aux quelque 2.000 membres d’équipage du porte-avions Charles de Gaulle, qui croise actuellement en Méditerranée orientale.

« Daesh est resté fort en Syrie, en particulier dans les zones prétendument contrôlées par le régime (…) Quant à l’Irak, il est troublé par sa situation interne et par les soubresauts des rivalités internationales. Daesh continue de s’y réorganiser et d’y harceler les forces gouvernementales », a-t-elle noté.

« Il fallait que ces opérations reprennent au plus vite »

Les opérations de la coalition contre le groupe avaient été suspendues après l’assassinat le 3 janvier en Irak, par les Etats-Unis, de l’emblématique général iranien Qassem Soleimani, une opération qui avait fait monter la tension entre les deux pays. « Après une pause, les opérations au sol ont repris », a indiqué Florence Parly, évoquant sans autre détail la formation par la France des troupes irakiennes. « Ne l’oublions jamais, la lutte contre le terrorisme est notre première priorité à tous », a-t-elle martelé. « Dans le contexte très particulier de fortes tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, il fallait que ces opérations reprennent au plus vite », a-t-elle précisé.

Une source militaire relevait pour sa part que « la coalition anti-Daesh (devait) rester anti-Daesh et pas devenir anti-Iran. Le risque de distraction n’est pas nul et il est important de le rappeler à nos partenaires ». La ministre a salué le travail du Charles-de-Gaulle, actuellement au large de Chypre, escorté par une frégate grecque et un destroyer américain, et d’où décollent chaque jour des Rafales pour survoler l’Irak.

Le capitaine de frégate Christophe Charpentier, commandant de la flotte aérienne du porte-avions, a évoqué un appui aux troupes sur le terrain. « On fait des missions de renseignement de manière quotidienne. La situation est complexe, l’apport des Rafales et des Hawkeyes [avion de surveillance aérienne], c’est d’essayer de mieux comprendre, de mieux objectiver, que ce soit en termes de guerre électronique, ou en termes d’images », a-t-il expliqué. Selon Florence Parly, la France réalise 15 % des missions aériennes de la coalition en Irak.