Les républicains en reconstruction

Sophie Cois - ©2008 20 minutes

— 

Le parti de l'éléphant veut battre le fer tant qu'il est encore chaud et se remet déjà en ordre de bataille. L'Association des gouverneurs républicains, réunie hier et jusqu'à demain en Floride, commence à tirer les leçons de la défaite du parti lors des dernières élections. Car non seulement John McCain a perdu la présidentielle, mais les républicains se sont également inclinés au Sénat et à la Chambre des représentants. « Toutefois, les pertes n'ont pas été catastrophiques, tempère Romain Huret, historien spécialiste des Etats-Unis. Les victoires démocrates au Congrès et même celle de Barack Obama ont été plus modérées que prévu. »

De quoi redonner un peu le moral aux républicains, alors que les discussions au sein du mouvement s'annoncent plus que houleuses. D'habitude bien ordonné, le parti est en train de se déchirer. D'un côté, les tenants d'une « droitisation » aimeraient voir Sarah Palin, l'ex-colistière de John McCain, les représenter pour les élections de 2012. Une option que Romain Huret juge peu crédible, comme en témoigne la chute de la cote de popularité de la gouverneur de l'Alaska pendant la campagne. De l'autre, l'aile plus modérée du parti, emmenée par les gouverneurs de la Floride, du Minnesota, de l'Indiana ou de la Louisiane, voudrait s'éloigner de sa base conservatrice pour aller séduire les électeurs centristes. Mais, en plus d'une réflexion interne, Romain Huret note que la stratégie républicaine va aussi dépendre d'un facteur externe impossible à contrôler : la réussite du nouveau président.

Sur www.20minutes.fr

Notre dossier USA 2008