VIDEO. Coronavirus: Un Chinois de 80 ans décède en France, premier mort hors d'Asie

EPIDEMIE Ce touriste chinois de 80 ans, hospitalisé à l’hôpital Bichat depuis fin janvier, est décédé vendredi soir

20 Minutes avec AFP

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La ministre française de la Santé, Agnès Buzyn.
La ministre française de la Santé, Agnès Buzyn. — Francisco Seco/AP/SIPA

C’est le premier mort du nouveau coronavirus annoncé hors d’Asie :  un touriste chinois de 80 ans hospitalisé en France depuis fin janvier est décédé vendredi soir, a indiqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

« Il s’agit là du premier décès par le coronavirus en dehors de l’Asie, donc le premier décès en Europe », a-t-elle déclaré à la presse ce samedi matin. Seuls trois morts avaient jusqu’ici été recensés hors de Chine continentale : aux Philippines, à Hong Kong et au Japon.

« Dans un état critique » depuis plusieurs jours

L’état de ce patient, arrivé en France le 23 janvier et hospitalisé quelques jours plus tard en réanimation à l’hôpital Bichat à Paris avec une grave infection pulmonaire, « s’était rapidement dégradé et il était depuis plusieurs jours dans un état critique ».

Sa fille de 50 ans, également touchée par la maladie et hospitalisée dans le même établissement, n’inspire en revanche aucune inquiétude et « devrait pouvoir sortir prochainement », a précisé la ministre.

Onze cas en France

La France a recensé à ce jour 11 cas confirmés en lien avec l’épidémie de Covid19. Quatre d’entre eux sont « guéris » et « sont sortis » de l’hôpital : mercredi, un couple de trentenaires chinois également pris en charge à l’hôpital Bichat, jeudi, un Bordelais de 48 ans originaire de Chine, et vendredi, un médecin qui était hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Ces personnes « ont cessé d’être positives pour le virus, elles ont eu deux tests négatifs » et sont « de retour chez elles », a précisé Agnès Buzyn, expliquant qu’il n’y avait plus lieu de leur faire subir une surveillance particulière.

Six patients restent pour leur part hospitalisés, et leur état de santé « n’inspire pas d’inquiétude ». Outre la fille du patient décédé, il s’agit de cinq Britanniques​ – quatre adultes et un enfant de 9 ans – contaminés par un compatriote lors d’un séjour en Haute-Savoie. Ils sont hospitalisés dans la région lyonnaise.

« Diffusion pandémique »

L’épidémie de pneumonie virale détectée en Chine en décembre dans la province de Hubei (centre) a contaminé plus de 66.000 personnes et fait plus de 1.500 morts dans le pays. Hors de Chine continentale, près de 600 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays. L’Egypte a annoncé vendredi avoir enregistré le premier cas sur le continent africain.

Le principal foyer d’infection hors de Chine reste le paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine au Japon : 285 cas de contamination y ont été confirmés sur les quelque 3.700 passagers et membres d’équipage à bord.

Quatre Français figurent parmi eux. L’un d’entre eux a été testé positif au nouveau coronavirus et est « hospitalisé au Japon », selon les autorités françaises. Agnès Buzyn a indiqué ne pas avoir encore de « nouvelles précises » sur son état.

La France, prête à rapatrier ses ressortissants

Interrogée sur l’éventualité du rapatriement dans ces Français, alors que les Etats-Unis prévoient d’évacuer leurs ressortissants présents sur le paquebot, la ministre a assuré que « la France est toujours prête à rapatrier ses ressortissants : quand il y a une demande et une possibilité de le faire, nous sommes toujours au rendez-vous ».

« Nous suivons de très près la situation internationale. (…) Il nous faut préparer notre système de santé à faire face à une éventuelle diffusion pandémique et donc à une circulation du virus sur le territoire national », a-t-elle également souligné. A cette fin, elle recevra mardi « les représentants des professionnels hospitaliers et des professionnels de santé de ville (…) pour faire le point ».

Jusqu’ici, la stratégie des autorités sanitaires pour éviter la diffusion du virus sur le territoire français repose sur l’hospitalisation en confinement de chaque cas confirmé et sur la réalisation d’une enquête pour retracer et dépister les personnes avec lesquelles elles ont été en contact.