Coronavirus: Un douzième cas confirmé en France…

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Sélène Agapé

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La ministre de la Santé Agnès Buzyn visite le service où des patients sont hospitalisés à Grenoble, le 9 février 2020.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn visite le service où des patients sont hospitalisés à Grenoble, le 9 février 2020. — ALLILI MOURAD/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Le bilan de l’épidémie du nouveau coronavirus, révisé par la Chine en raison de « doublons », est de plus de 1.600 morts. Un touriste chinois de 80 ans est décédé en France, une première hors d’Asie, a annoncé ce samedi la ministre de la Santé Agnès Buzyn.
  • Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pneumonie Covid-19 se transmet essentiellement par voie respiratoire (par exemple dans les gouttelettes de salive) et par contact physique, mais également en touchant des surfaces contaminées.
  • L’impact pour l’économie mondiale ne cesse de s’alourdir. L’épidémie a déjà entraîné une « réduction potentielle de 4 à 5 milliards de dollars » de revenus pour les compagnies aériennes du monde entier, a annoncé jeudi l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

 

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9h59 : Ce live est terminé

7h36 : Fin de quarantaine pour un deuxième groupe de rapatriés de Wuhan en France

Après 14 jours de quarantaine près de Marseille, quelque 120 personnes évacuées de Wuhan en Chine ont commencé à recouvrer la liberté dimanche, avec le soulagement de ne pas être contaminées. Il s’agit de la deuxième vague de rapatriés en France à pouvoir sortir du centre de vacances de Carry-le-Rouet, que 181 personnes avaient déjà pu quitter vendredi.

Vers 7h, une navette a quitté le centre et d’autres devaient la suivre dans la matinée. Au total, 44 personnes doivent partir de Carry-le-Rouet, selon la préfecture des Bouches-du-Rhône. Elles étaient arrivées le 2 février en France. Dans leur avion, 78 autres rapatriés – 19 Français et 59 ressortissants d’autres pays – avaient été placés en quarantaine dans un centre de formation des officiers de sapeurs-pompiers à Aix-en-Provence (Ensosp), à une trentaine de kilomètres de Marseille. Ils devaient eux aussi quitter dans la journée de dimanche leur lieu de quarantaine. En revanche, 35 autres personnes arrivées via Londres le 9 février resteront confinées jusqu’au 23 février à Aix-en-Provence.

6h58 : Plusieurs pays rapatrient leurs citoyens confinés sur le « Diamond Princess »

« Comme nous vous l’avons indiqué hier (samedi), le gouvernement américain recommande aux citoyens américains de débarquer du Diamond Princess et de rentrer aux Etats-Unis », a écrit l’ambassade américaine à Tokyo dans une lettre publiée sur internet. Il restait samedi environ 350 Américains sur le bateau.

Le gouvernement de Hong Kong a lui aussi dit vouloir rapatrier les siens – 330 ressortissants – « le plus tôt possible ». Les autorités canadiennes ont pris une initiative similaire « en raison des circonstances extraordinaires rencontrées par les passagers du Diamond Princess et pour alléger le fardeau sur le système de santé japonais », ont-elles expliqué dans un communiqué. Environ 250 Canadiens avaient embarqué pour cette croisière. Les premiers départs en avion devraient avoir lieu dans la nuit de dimanche à lundi.

Quelque 355 cas ont été comptabilisés dimanche matin sur ce navire. C’est 70 de plus que samedi, jour où 67 nouveaux cas avaient été confirmés. Mais les 3.711 personnes à bord n’ont pas encore toutes subi les examens permettant d’établir leur éventuelle contamination. « Jusqu’à présent, nous avons effectué des tests sur un total de 1.219 personnes », a déclaré le ministre japonais de la Santé Katsunobu Kato, sur la chaîne publique nippone NHK, précisant que 73 des 355 personnes contaminées ne présentaient pas de symptôme à ce stade.

4h01 : Le nombre de cas de coronavirus sur le paquebot au Japon monte à 355

Le nombre de cas positifs de nouveau coronavirus recensés sur le paquebot de croisière Diamond Princess en quarantaine près de Yokohama (banlieue de Tokyo) est monté à 355, a annoncé dimanche le ministre japonais de la Santé. « Jusqu’à présent, nous avons effectué des tests sur un total de 1.219 personnes, et 355 se sont révélés positifs », a déclaré Katsunobu Kato lors d’une émission politique matinale sur la chaîne publique NHK. Cela signifie que 70 cas de plus ont été confirmés depuis samedi.

23h53 : Plus de 1.600 décès en Chine continentale

En Chine continentale, le bilan a dépassé dimanche matin la barre des 1.600 morts après la mort de 139 personnes dans la province de Hubei (centre), berceau de l’épidémie. Dans son bilan quotidien, la commission sanitaire de la province a fait état de 1.843 nouveaux cas, ce qui marque une chute par rapport au nombre de nouveaux cas annoncé samedi.

21h50 : Un nouveau cas confirmé en France

Le ministère de la Santé a confirmé un douzième cas de coronavirus en France. Il s’agit d’un homme, de nationalité britannique, qui avait séjourné dans le chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie). Les précisions sont à lire ici.

13h53 : Le président chinois Xi exhorte au maintien de l’ordre

Davantage de contrôle d’Internet et de « stabilité sociale » : le président chinois Xi Jinping a plaidé pour un renforcement du maintien de l’ordre en pleine lutte contre le coronavirus, a rapporté ce samedi un média d’Etat.

Ses remarques surviennent au moment où le mécontentement d’une partie de l’opinion publique semble toujours vif face à la gestion d’une épidémie qui a déjà contaminé 66.000 personnes en Chine et en a tué plus de 1.500.

Sur les réseaux sociaux, les censeurs ont certes laissé se diffuser les critiques visant les principaux responsables politiques locaux du Hubei (centre), la province à l’épicentre de la crise – qui ont depuis été limogés. Mais ils se sont empressés d’effacer les messages de colère et les appels à la liberté d’expression postés la semaine dernière après la mort d’un médecin, lui-même contaminé, qui avait tenté d’alerter le public au début de l’épidémie.

Le gouvernement doit « renforcer (…) son contrôle des médias en ligne » et « sévir contre ceux qui profitent de (l’épidémie) pour lancer des rumeurs », a indiqué Xi Jinping dans un discours daté du 3 février mais publié uniquement ce samedi par l’agence de presse Chine nouvelle. Le terme de « rumeur » est employé par le pouvoir pour dénoncer des fausses nouvelles avérées, mais également toute information dérangeante pour le Parti communiste chinois (PCC).

En matière de « stabilité sociale », il « faut accroître le déploiement des forces de police », a par ailleurs déclaré le chef de l’Etat. Il a notamment appelé à réprimer ceux qui profitent de la crise pour spéculer, s’enrichir, ou vendre des équipements médicaux ou des médicaments contrefaits.

Xi Jinping a également exhorté les membres du PCC à « oser critiquer » les membres du parti qui ne suivraient pas les instructions officielles ou manqueraient à leur devoir. Des responsables locaux du Hubei ont déjà fait les frais cette semaine de ces injonctions présidentielles. Jeudi, les deux principaux chefs du PCC dans le Hubei et à Wuhan, le chef-lieu provincial, ont été limogés. Ils étaient très critiqués par l’opinion, qui leur reprochait une réaction trop tardive face à l’épidémie.

Xi Jinping est resté relativement discret durant les premières semaines de la crise. Mais la télévision d’Etat le montre désormais chaque jour présider des réunions ou effectuer des visites sur le terrain, le pouvoir ayant proclamé « la guerre populaire » contre l’épidémie.

12h36 : Comment se déroule le dépistage en Chine ?

Comment la Chine détermine-t-elle si un patient est atteint du nouveau coronavirus ? Jusqu’ici, seul un test en laboratoire permettait aux autorités de confirmer qu’un malade était atteint de pneumonie Covid-19, rapporte l’AFP. Voilà ce qu’il faut savoir sur les méthodes de dépistage, un instrument crucial dans la lutte contre l’épidémie.

Quel est le principal test ?

En Chine, c’est la technique dite « d’amplification des acides nucléiques ». Elle permet de détecter le coronavirus dans le sang du patient ou dans des échantillons prélevés dans ses voies respiratoires -- nez ou gorge. Une vidéo publiée la semaine dernière par un hôpital de Wuhan (centre), la ville sous quarantaine où le virus est apparu, détaille le procédé… visiblement un peu douloureux.

On y voit un membre du personnel médical enfoncer sur plusieurs centimètres une tige dans la cavité nasale d’une collègue, puis effectuer des mouvements circulaires afin d’y récolter un échantillon. Ce dernier est ensuite envoyé dans un laboratoire pour être analysé. Chaque jour, de 6.000 à 8.000 personnes sont ainsi testées à Wuhan, selon Zhang Hongxing, le directeur de la Commission municipale de la santé.

Quelles personnes sont testées ?

Celles qui sont répertoriées comme des « cas suspects ». En clair, les patients ayant des symptômes typiques de la pneumonie Covid-19, comme la fièvre, ou un faible nombre de globules blancs. Autres malades particulièrement surveillés : ceux s’étant rendus dans le Hubei ou dans les régions avoisinantes, particulièrement touchées par le coronavirus. Les personnes « suspectes » sont également celles ayant eu des contacts avec des voyageurs revenant de ces régions, ou bien avec des patients déjà confirmés.

Pourquoi le Hubei compte autrement

Désormais, les autorités sanitaires de la province utilisent également des radios des poumons pour réaliser un « diagnostic clinique » des patients. Si l’imagerie médicale montre une infection pulmonaire, les malades suspects deviennent automatiquement « confirmés », même sans avoir passé de test d’amplification des acides nucléiques. Quelque 17.000 personnes ont déjà été déclarées contaminées par le coronavirus via un tel « diagnostic clinique ».

L’objectif est d’avoir « un dépistage et un traitement plus précoces » et « d’améliorer le taux de réussite du traitement », a déclaré vendredi Zeng Yixin, vice-directeur de la Commission nationale de la santé -- qui fait office de ministère. Seul le Hubei adopte cette méthode.

Les hôpitaux de la province sont en effet surchargés de patients. Faire subir à chaque malade le test de dépistage prendrait beaucoup de temps, d’autant plus que le matériel manque. « C’est une approche très intéressante et logique », selon Jessica Justman, professeur en épidémiologie à l’université Columbia à New York. Seul bémol selon elle : l’utilisation de radios n’est utile que pour détecter « les personnes avec les symptômes les plus graves », ceux dont les infections sont visibles à l’imagerie médicale.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle par ailleurs à faire preuve de discernement : « Nous attendons des éclaircissements sur la manière dont les diagnostics cliniques sont faits », a indiqué vendredi son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus. Comme les symptômes peuvent se ressembler, il faut « s’assurer que d’autres maladies respiratoires comme la grippe ne se retrouvent pas comptabilisées dans les données du Covid-19 », a-t-il averti.

Quels sont les revers du test classique ?

Mener le dépistage en Chine est compliqué, pointent des experts, notamment à l’heure où le nombre de cas continue d’augmenter dans le pays.

Le test aux acides nucléiques exige ainsi des équipements spéciaux, un environnement propre et « du personnel très qualifié » afin d’éviter toute contamination des échantillons, souligne Jessica Justman. Autre problème : la vitesse. Cette méthode de dépistage ne peut en effet livrer son verdict qu’après deux ou trois heures. Enfin, il y a aussi une marge d’erreur. Dans certains cas, des tests aux acides nucléiques peuvent afficher un résultat « négatif » alors que les malades sont pourtant bel et bien contaminés.

Cela peut arriver en cas d’incident avec le matériel, de mauvaise manipulation ou encore si les échantillons sont mal collectés, déclare Ben Cowling, de l’Ecole de santé publique de l’Université de Hong Kong.

11h00 : Un patient décédé en France, le premier mort hors d’Asie

Un patient infecté par le nouveau coronavirus hospitalisé à l’hôpital Bichat à Paris depuis fin janvier, un touriste chinois de 80 ans, est décédé, a annoncé ce samedi la ministre française de la Santé Agnès Buzyn.

Ce décès est le « premier hors d’Asie, le premier en Europe », a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse. Seuls trois morts avaient jusqu’ici été recensés hors de Chine continentale : aux Philippines, à Hong Kong et au Japon.

« J’ai été informée hier soir » de ce décès, a précisé Agnès Buzyn. L’état de ce patient, hospitalisé à l’hôpital Bichat à Paris, « s’était rapidement dégradé et il était depuis plusieurs jours dans un état critique ».

Six patients sur les onze cas d’infection confirmés en France restent hospitalisés sans que leur état de santé n’inspire d’inquiétude, dont les cinq Britanniques contaminés dans les Alpes, tandis que quatre sont guéris, a-t-elle ajouté.

10h26 : 67 nouveaux cas de coronavirus dans le paquebot Diamond Princess au Japon

​De nouvelles analyses effectuées sur les passagers d’un navire de croisière placé en quarantaine au large du Japon ont révélé 67 nouveaux cas de coronavirus, a annoncé ce samedi le ministre japonais de la Santé.

Ce chiffre, issu de 217 tests supplémentaires, porte à 285 le nombre de passagers et membres d’équipage du Diamond Princess sur lesquels la présence du virus a été constatée, sans compter un officier de quarantaine lui aussi infecté.

09h43 : Des billets de banque mis en quarantaine en Chine

La Chine nettoie et met en quarantaine les billets de banque usagés dans l’objectif affiché de limiter la propagation du coronavirus, a annoncé ce samedi la banque centrale, tout en réaffirmant son soutien aux entreprises mises en difficulté par l’épidémie.

Les banques font usage de rayons ultraviolets ou de hautes températures pour désinfecter les billets, avant de les placer sous scellés et de les isoler pendant sept ou quatorze jours, a expliqué Fan Yifei, vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise (PBOC). Après cette période de « quarantaine », dont la durée dépend de la sévérité de l’épidémie du coronavirus dans la région concernée, les billets de banque peuvent être remis en circulation, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse. « Nous devons préserver la sécurité et la santé des usagers d’argent liquide », a martelé M. Fan, précisant que les transferts de billets entre provinces avaient été suspendus.

La PBOC semble répondre à une réticence accrue des Chinois d’utiliser de l’argent liquide par peur de contamination. Et ce même si les paiements mobiles sont omniprésents depuis des années dans le pays, la plupart des consommateurs chinois recourant à leur smartphone pour régler leurs achats au quotidien.

La banque centrale a par ailleurs réalisé avant les congés du Nouvel an lunaire fin janvier « une émission d’urgence » de nouveaux billets de banque pour un montant de 4 milliards de yuans (530 millions d’euros) à l’intention du Hubei (centre), province à l’épicentre de l’épidémie.

09h31 : Les Etats-Unis vont évacuer leurs ressortissants en quarantaine sur le paquebot Diamond Princess

Les Etats-Unis prévoient d’évacuer des Américains se trouvant à bord du paquebot Diamond Princess, maintenu depuis début février en quarantaine au Japon en raison de la présence de cas de coronavirus à bord, a annoncé ce samedi l’ambassade des Etats-Unis.

Washington a indiqué dans une lettre adressée aux ressortissants américains présents sur le navire son intention d’envoyer un avion dimanche, ajoutant que ces personnes devront respecter une quarantaine supplémentaire de 14 jours à leur arrivée aux Etats-Unis. La date de départ de cet avion pour les Etats-Unis n’est pas précisée mais la lettre, affichée sur le site Internet de l’ambassade des Etats-Unis au Japon, indique qu’il atterrira sur la base aérienne de Travis, en Californie.

« Les passagers seront examinés pour détecter d’éventuels symptômes et nous travaillons avec nos partenaires japonais pour nous assurer que tout passager présentant des symptômes recevra les soins nécessaires au Japon s’il n’est pas en état de prendre l’avion », peut-on lire. « Si vous choisissez de ne pas monter à bord de cet avion, il ne vous sera pas possible de retourner aux Etats-Unis pendant un certain temps », poursuit le message.

Un peu plus de 3.700 personnes se trouvaient initialement à bord du navire lorsqu’il est arrivé au large de Yokohama près de Tokyo mais plus 200 personnes ont été diagnostiquées porteuse du nouveau coronavirus et hospitalisées. Des voyageurs souffrant d’autres affections nécessitant des soins médicaux ont également été débarqués. Ceux qui sont toujours à bord doivent poursuivre la quarantaine prévue jusqu’au 19 février.

Bonjour et bienvenue dans ce live. Suivez avec nous les informations liées à l’épidémie de coronavirus. C’est parti !