Une étude alerte sur le danger des canicules nocturnes de l’hémisphère nord

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE L’exposition humaine à ces épisodes devrait pratiquement quadrupler d’ici 2100

20 Minutes avec agences

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Une personne se rafraichit (photo d'illustration
Une personne se rafraichit (photo d'illustration — 20 minutes - Slideshow

Les épisodes caniculaires sans répit nocturne vont se multiplier dans l’hémisphère nord même si les émissions de gaz à effet de serre devaient baisser. Ce phénomène pose de sérieux risques pour la santé, selon une étude publiée ce mardi dans la revue Nature Communications.

Les épisodes de « chaleurs cumulées extrêmes » se caractérisent par une période de 24 heures pendant lesquelles les températures maximales et minimales sont, dans un lieu donné, de jour comme de nuit, dans les 10 % les plus élevées enregistrées. Ces périodes présentent un danger sanitaire particulier car elles ne permettent pas au corps humain de se rafraîchir à la faveur de températures nocturnes plus clémentes.

Cette chaleur augmente en fréquence et intensité

Une équipe de chercheurs chinois a analysé des données de température de l’hémisphère nord – où réside environ 90 % de la population mondiale – sur la période 1960-2012, mettant en évidence une augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces épisodes. Ils ont utilisé des modélisations météo régionales et ont calculé que l’exposition humaine à ces épisodes devrait pratiquement quadrupler d’ici 2100.

Ils ont également travaillé sur l’hypothèse d’une croissance limitée de la population mondiale et de limitation des émissions de gaz à effet de serre au niveau des ambitions de l’accord de Paris, soit un réchauffement global « nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels ». L’objectif semble déjà hors d’atteinte.

« Ce type mésestimé de chaleur extrême augmente de façon significative en fréquence et en intensité », ont souligné les chercheurs Yang Chen, de l’Académie chinoise des sciences météorologiques, et Jun Wang de l’Institut de physique atmosphérique de Chine. « Et ces tendances à la hausse devraient se poursuivre et même s’accélérer à l’avenir », selon eux.