Tensions Iran-USA : Echec de la mise en orbite du satellite iranien Zafar

SCIENCES Les Etats-Unis ont, par le passé, mis en garde contre le programme spatial iranien, qu’ils considèrent être en violation d’une résolution de l’ONU

20 Minutes avec AFP

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Dans cette image tirée d'une vidéo, une fusée iranienne transportant le satellite est lancée depuis le port spatial Imam Khomeini dans la province iranienne de Semnan, dimanche 9 février 2020.
Dans cette image tirée d'une vidéo, une fusée iranienne transportant le satellite est lancée depuis le port spatial Imam Khomeini dans la province iranienne de Semnan, dimanche 9 février 2020. — AP/SIPA

Le lancement du satellite Zafar « a échoué », a déclaré sur Twitter le ministre iranien des Télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi. L’Iran n’a donc pas réussi, dimanche, à mettre sur orbite son engin d’observation scientifique dans le cadre d’un programme spatial que le pays dit « pacifique », mais que les Etats-Unis ont qualifié de « provocation ».

« Le (lanceur) Simorgh a propulsé avec succès le satellite Zafar dans l’espace mais le lanceur n’a pas atteint la vitesse nécessaire pour mettre le satellite sur l’orbite voulue », a précisé le porte-parole du département spatial du ministère de la Défense, Ahmad Hosseini, sans indiquer où se trouvait désormais le satellite.

Tensions accrues avec Washington

« Nous avons atteint la plupart des objectifs que nous avions et acquis des données, et dans le futur proche, en analysant ces données, nous allons procéder aux prochaines étapes », a-t-il assuré. « Nous sommes INVULNERABLES ! Nous avons d’autres satellites iraniens géniaux à venir ! », a affirmé pour sa part le ministre des Télécommunications.

Ce lancement intervient dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington depuis le retrait des Etats-Unis en 2018 d’un accord sur le programme nucléaire iranien. Washington avait par le passé mis en garde contre le programme spatial iranien, qualifiant le tir par Téhéran d’une fusée en janvier 2019 de violation d’une résolution de l’ONU visant à limiter le développement de ses capacités balistiques.

« Une nouvelle étape »

Le 1er février, le chef de l’Agence spatiale nationale, Mortéza Bérari, avait indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) que la fabrication de Zafar avait « commencé il y a trois ans avec la participation de 80 scientifiques iraniens ». Sa « mission principale » devait être de « collecter des images », avait-il indiqué, notamment pour étudier et prévenir les séismes, « empêcher les catastrophes naturelles » et développer son agriculture.

« Il s’agit d’une nouvelle étape pour notre pays », avait-il dit, rappelant que l’Iran était déjà parvenu à placer un satellite sur orbite à 250 km de la Terre. En janvier 2019, Téhéran avait annoncé l’échec de la mise en orbite de son satellite Payam (« Message »), destiné lui aussi, selon les autorités, à collecter des données environnementales.