Suisse : Un cas atypique de la « maladie de la vache folle » détecté, un bovin abattu

ANIMAUX La forme atypique de la « maladie de la vache folle », qui peut apparaître spontanément et sans rapport avec les farines animales, est sans aucun danger pour la santé humaine

20 Minutes avec agences
La vache a été abattue en urgence (illustration).
La vache a été abattue en urgence (illustration). — Rion Sanders/ SIPA

Un cas atypique de d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite « maladie de la vache folle », a été détecté en Suisse. Toutefois, ce cas est sans danger pour la santé humaine, a annoncé ce jeudi l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (Osav). La vache, âgée de 13 ans, a été abattue d’urgence et la carcasse a été incinérée.


Contrairement à la forme classique, la forme atypique peut apparaître spontanément et sans rapport avec les farines animales dans les aliments pour animaux. Ce cas isolé n’a aucune conséquence pour l’exploitation d’origine de la vache, a ajouté l’Osav. Il a cependant été signalé à l’organisation mondiale de la santé animale (OIE), basée à Paris, ainsi qu’a l’Union européenne.

Des mesures prises en Europe dans les années 90

Apparue au Royaume-Uni dans les années 80, la « maladie de la vache folle » s’était étendue à de nombreux pays en Europe et dans le monde, et avait suscité de vives inquiétudes chez les consommateurs. Elle avait entraîné une grave crise dans la filière bovine.

L’ESB appartient à la famille des maladies à prions, des maladies neurodégénératives qui existent chez de nombreux autres animaux comme chez l’être humain (maladie de Creutzfeldt-Jakob). Les prions, des protéines qui peuvent devenir pathogènes en adoptant une forme anormale, sont différents dans chaque espèce. En Europe, les mesures sanitaires prises dans les années 1990, telles que l’interdiction des farines animales, la surveillance des contaminations croisées ou la destruction des tissus à risque le plus élevé, ont considérablement ralenti la courbe de l’épizootie.