Avortement en Argentine : L’Eglise catholique relance la mobilisation contre la dépénalisation de l’IVG

IVG L’actuel président argentin et son ministre de la Santé sont résolument en faveur de la légalisation de l’avortement pour toutes les femmes

20 Minutes avec agences

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Des militantes en faveur de la légalisation de l'avortement, le 12 octobre 2019 à Buenos Aires (Argentine).
Des militantes en faveur de la légalisation de l'avortement, le 12 octobre 2019 à Buenos Aires (Argentine). — Demian Alday Estévez/EFE/SIPA

Les catholiques argentins relancent le combat contre le droit à l’avortement. La Conférence épiscopale de l’Argentine a annoncé qu’elle célébrerait une messe pour la défense de la vie « depuis la conception jusqu’à la mort naturelle » le 8 mars prochain, Journée internationale des droits des femmes.

La messe aura lieu dans la Basilique de Notre-Dame de Lujan, important lieu de pèlerinage catholique à 75 km de Buenos Aires. La cérémonie aura pour thème « Oui aux femmes, oui à la vie ». La Conférence épiscopale entend ainsi lancer une nouvelle campagne de mobilisation contre la dépénalisation de l’avortement en Argentine.

Un gouvernement pro choix

Le président argentin Alberto Fernandez a annoncé ce mercredi à Paris qu’il déposerait devant le Parlement « un projet de loi mettant fin à la pénalisation de l’avortement et permettant la réalisation d’un avortement dans n’importe quel établissement [de santé] public ». Le chef d’Etat avait déjà annoncé auparavant son intention de dépénaliser l’IVG dans le pays. Son ministre de la Santé est un fervent défenseur de la légalisation de l’IVG.

La tournée européenne d’Alberto Fernandez, en fonction depuis décembre 2019, a débuté par une rencontre avec le pape François au Vatican. En Argentine, l’avortement est autorisé en cas de viol ou quand la vie de la mère est en danger. En 2018, un projet de loi légalisant l’IVG jusqu’à la 14e semaine avait été rejeté par le Sénat, après avoir été approuvé par la Chambre des députés.