Venezuela : Trump affirme que la « tyrannie » de Maduro sera « brisée », en présence de l’opposant Juan Guaido

ETATS-UNIS Juan Guaido, reconnu par les Etats-Unis et plus d’une cinquantaine de pays comme le président par intérim du Venezuela, fasait partie des invités d’honneur du couple présidentiel

20 Minutes avec AFP

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L'opposant vénézuélien Juan Guaido lors du discours sur l'état de l'union de Donald Trump, le 4 février 2020.
L'opposant vénézuélien Juan Guaido lors du discours sur l'état de l'union de Donald Trump, le 4 février 2020. — AFP

Le président Donald Trump a assuré mardi que la « tyrannie » du président vénézuélien socialiste Nicolas Maduro serait « brisée » lors de son discours sur l’état de l’Union, prononcé devant le Congrès américain.

« Maduro est un dirigeant illégitime, un tyran qui brutalise son peuple. Mais l’emprise de Maduro sur la tyrannie sera brisée et détruite », a affirmé le locataire de la Maison-Blanche, avant de faire acclamer l’opposant vénézuélien Juan Guaido présent dans la salle.

Juan Guaido, reconnu par les Etats-Unis et plus d’une cinquantaine de pays comme le président par intérim du Venezuela, fasait partie des invités d’honneur du couple présidentiel pour cette traditionnelle adresse.

Iran et plan de paix israélo-palestinien vite expédiés

Dans un discours tous azimuts, Donald Trump a brassé les thèmes de la campagne à venir pour le scrutin du 3 novembre : son « mur puissant » contre l’immigration venue du Mexique, son intention d’interdire l’avortement « tardif », et les accusations contre les candidats démocrates qui prônent selon lui une « mainmise socialiste sur notre système de santé ». Mais c’est surtout sur « la grande réussite économique » des Etats-Unis et le « boom des cols-bleus » qu’il a mis l’accent, lors d’un discours sans annonce ni surprise. « Notre stratégie a marché », a-t-il martelé, en évoquant ses récents accords commerciaux avec la Chine, le Canada et le Mexique.

Sur la politique étrangère, le président est passé rapidement sur sa confrontation avec l’Iran et son plan de paix israélo-palestinien, avant de réaffirmer son intention de « ramener à la maison » à terme les soldats américains d’Afghanistan où, a-t-il dit, ils n’ont pas vocation à assurer le « maintien de l’ordre pour d’autres pays ».