Daesh « intact » malgré la mort d'Al-Baghdadi

TERRORISME Un rapport américain indépendant estime que l’organisation djihadiste a conservé toutes ses capacités

20 Minutes avec AFP

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Illustration du drapeau islamique.
Illustration du drapeau islamique. — H. Malla / SIPA

Daesh a gardé toutes ses capacités malgré la mort de son chef Abou Bakr Al-Baghdadi, indique mardi un rapport d’un organisme américain indépendant qui prévient qu’un départ des forces américaines d’Irak conduirait « probablement » à une résurgence du groupe djihadiste.

La mort de son chef Abou Bakr Al-Baghdadi le 27 octobre lors d’un raid américain dans le nord-ouest de la Syrie, n’a pas eu d’impact sur le groupe djihadiste, note le rapport du bureau de l’inspecteur général du Pentagone, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Citant des informations fournies par l’agence de renseignement militaire du ministère de la Défense (DIA) et le commandement central américain (Centcom), en charge des forces américaines en Irak et Syrie, l’Inspecteur général note que Daesh a « gardé sa cohésion, avec une structure de commande et de contrôle intacte, des réseaux urbains clandestins et une présence des insurgés dans la plupart des zones rurales de Syrie ».

« Résurgence probable »

« Aussi bien Centcom que la DIA ont conclu que la mort d'Al-Baghdadi n’avait pas conduit à une dégradation immédiate des capacités » de l’organisation, précise le document.

En Irak, les forces américaines ont suspendu leurs opérations contre Daesh après le raid américain qui a tué le 3 janvier à Bagdad le général iranien Qassem Soleimani, homme -clé de l’influence de l’Iran au Moyen-Orient, pour se focaliser sur la défense des installations et des troupes américaines déployées dans le pays.

Malgré un vote du Parlement irakien demandant un retrait des forces américaines d’Irak et le souhait exprimé par certains membres du gouvernement de Bagdad, Washington a refusé de retirer ses troupes d’Irak et les forces irakiennes ont repris fin janvier leurs opérations avec la coalition internationale antidjihadiste menée par les Etats-Unis.

Le rapport de l’inspecteur général juge « peu clair » l’impact de cette pause sur le groupe terroriste, et souligne que la reprise des opérations communes ne garantit pas le maintien de la présence militaire des Etats-Unis en Irak. Mais « sans une présence militaire américaine, une résurgence de Daesh est probable », ajoute-t-il, citant une analyse de la DIA.