En plus du coronavirus, la Chine fait face à une nouvelle épidémie du virus H5N1

EPIDEMIE La Chine ne bataille pas seulement contre le coronavirus. Une nouvelle épidémie de grippe aviaire a aussi été découverte dans la province du Hunan. Il n’y aurait pas d’humains contaminés à ce jour, mais 17.828 poulets ont été abattus

F.P.

— 

Un marché humide à Hong Kong où des poulets vivants sont abattus et préparés pour la consommation, 2 février 2006. (Photo illustration)
Un marché humide à Hong Kong où des poulets vivants sont abattus et préparés pour la consommation, 2 février 2006. (Photo illustration) — MIKE CLARKE / AFP

Coronavirus et H5N1… La Chine doit en ce moment batailler sur les deux fronts. Le premier fait les gros titres les médias du monde entier. Parti de Wuhan, capitale de la province du Hibei, le virus a contaminé à ce jour plus de 14.000 personnes et fait à ce jour 361 morts, a pour épicentre Wuhan, capitale de la province du Hubei.

En parallèle, une épidémie de grippe aviaire A (H5N1) est apparu dans la province du Hunan, qui jouxte le Hubei à sa frontière sud. L’épidémie touche pour l’instant uniquement des poulets. Aucune transmission à l’homme n’a été constatée, indiquait, samedi, le ministère de l’agriculture chinois dans des propos rapportés par plusieurs médias locaux, dont le South China morning Post.

17.828 poulets abattus

« L’épidémie a débuté dans une ferme du district de la ville de Shaoyang. L’exploitation compte 7.850 poulets dont 4.500 sont morts par contagion », précise cette même source. Les autorités locales ont décidé d’abattre 17.828 poulets dans la région pour contenir la propagation du virus.

La grippe aviaire A (H5N1) avait frappé pour la première fois à Hong Kong en 1997, causant la mort de six personnes avant de réapparaître en 2003 en Asie du Sud-Est, faisant un total de 282 décès pour 468 cas dans 15 pays (bilan 2003-2009 de l’OMS). Mais ce virus sévit essentiellement chez les oiseaux, surtout les volailles d’élevage.